Tous les produits financiers distribués en Suisse devront-ils prouver qu’ils sont bons pour l’environnement? C’est le pari du WWF, qui a présenté mardi un plan d’action pour la finance durable ambitieux et volontariste, en partenariat avec PwC. Objectif: mobiliser le secteur financier suisse pour atteindre les engagements internationaux de la Confédération en matière de réchauffement climatique et de biodiversité, via une quarantaine de mesures mêlant volontariat et obligations légales. En allant même parfois plus loin que le très large plan d’action de l’Union européenne.

La Suisse est régulièrement décrite comme un pôle d’excellence, voire un précurseur, en matière de finance durable. Mais la réalité est que les investissements made in Switzerland dirigent vers un réchauffement de 4 à 6 degrés (l’Accord de Paris, signé par Berne, vise 1,5 degré), et aucun acteur suisse parmi les plus grands gérants d’actifs dans le durable (J. Safra Sarasin, 17e, est le mieux classé par une étude de l’ONG ShareAction datant de 2019), a souligné le directeur général du WWF, Thomas Vellacott, lors de la présentation de l’étude, mardi. «La France, la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas sont les leaders, beaucoup de rattrapage reste à faire en Suisse pour les rejoindre», observe-t-il.