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Nestlé anticipe un taux de croissance organique du chiffre d'affaires compris entre 2 et 4% en 2018
© LAURENT GILLIERON

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En plein chamboulement, Nestlé veut garder «toutes les options ouvertes» avec L'Oréal

Le géant de l'agroalimentaire enregistre l'une des plus faibles croissances de son histoire mais confirme son virage stratégique. Le groupe veveysan ne renouvellera pas son accord avec L’Oréal, avec qui il était lié jusqu'au 21 mars

«Cette image instantanée ne reflète pas tout ce qui a été accompli en un an.» Mark Schneider défendait son premier bilan à la tête de Nestlé jeudi matin. Et le ton était plutôt mesuré chez celui qui est à la tête du géant de l’agroalimentaire depuis le 1er janvier 2017.

En cause notamment, la croissance organique de 2,4% – deux dixièmes en dessous du consensus des analystes –, qualifiée de «plus faible que prévue». Nestlé n’a pas profité du rebond des ventes dans les pays émergents au dernier trimestre 2017 et de la croissance américaine. Le bénéfice net a diminué de 15,8%, par rapport à l’année précédente, à 7,2 milliards de francs, notamment en raison d’une augmentation des charges de restructuration. Le chiffre d’affaires a, lui, augmenté de 0,4%, à 89,8 milliards de francs.

Trop tôt pour mesurer les progrès

Si la croissance organique – mesure la plus scrutée par Nestlé puisqu’elle permet d’isoler l’évolution de son chiffre d’affaires des effets de change et autres rachats d’entreprises – ne reflète pas les progrès accomplis c’est qu’il est, pour Mark Schneider, encore trop tôt. La vente des activités américaines de confiserie (caractérisées par de faibles marges) ne prendra effet qu’à la fin du trimestre. De même, les ventes d’Atrium n’ont pas encore été comptabilisées dans le chiffre d’affaires de Nestlé. Le fabricant de produits nutritionnels québécois avait été acquis en décembre dernier. Ce décalage est moins marqué en ce qui concerne les réductions des coûts. La marge opérationnelle s’est, elle, améliorée de 40 points de base, à 16,2%.

Questionné sur sa première année à la tête de Nestlé, Mark Schneider s’est dit étonné par la rapide transformation de l’industrie, façonnée une intense activité de fusion et d’acquisitions et par l’évolution des goûts des consommateurs.

Plus de pacte avec L’Oréal

A l’occasion de la publication des résultats annuels, la direction du géant de l’alimentation a également annoncé qu’elle n’avait pas l’intention de renouveler l’accord avec L’Oréal. Ce pacte d’actionnaires, qui lie Nestlé et la famille Bettencourt, arrive à échéance le 21 mars 2018.

Afin de maintenir toutes les options ouvertes dans l’intérêt des actionnaires Nestlé, le conseil d’administration a décidé de ne pas renouveler cet accord», a indiqué le groupe dans un communiqué.

Lire aussi: Le Nestlé du futur se dessine maintenant

«Nous n’avons pas l’intention d’augmenter notre participation dans L’Oréal et nous nous engageons à poursuivre notre relation constructive avec la famille Bettencourt», précise le communiqué. L’Oréal reste un investissement important pour Nestlé, a insisté la direction du groupe suisse en conférence de presse tout en refusant de «faire des spéculations sur l’avenir», selon les mots de Mark Schneider.

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