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Antoine Bellanger, collégien genevois invité à la conférence WWDC d'Apple.
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Technologie

Plongé une semaine chez Apple, un collégien genevois raconte

Antoine Bellanger, 16 ans et déjà créateur de six applications, était l’invité d’Apple pour sa conférence des développeurs qui se tenait à San José, en Californie

Cette semaine, Antoine Bellanger a fait partie d’un tout petit cercle. Il a compté parmi les 350 jeunes développeurs, au niveau mondial, à avoir été invités par Apple à sa conférence annuelle à San José, en Californie. Ce Genevois de 16 ans a pu ainsi vivre de l’intérieur cet événement majeur pour les créateurs d’applications du monde d’Apple. Alors que la conférence – la WWDC, édition 2017 – s’achève ce vendredi, il raconte au Temps sa semaine au cœur d’Apple.

Arrivé samedi dernier à San José, Antoine Bellanger – déjà auteur de cinq applications pour iPhone et d’une pour l’Apple TV – est immédiatement plongé, dès le lendemain, dans le bain. «Il y a d’abord eu plusieurs conférences données par des développeurs d’Apple pour nous montrer leur philosophie dans la création d’applications et comment ils voulaient créer un écosystème cohérent.» Puis, l’après-midi, une rencontre, juste pour les 350 jeunes développeurs, avec le directeur, Tim Cook. «C’était vraiment impressionnant de le voir en vrai. Les gens étaient totalement subjugués par sa présence. Il a pris le temps de faire des selfies avec beaucoup de monde, de signer des autographes sur nos badges ou nos Mac.»

Trente milliards de dollars gagnés par Apple

Si Tim Cook soigne ainsi les relations avec les développeurs, c’est qu’il leur doit beaucoup. En début de semaine, Apple affirmait qu’il leur avait reversé, depuis le lancement de son App Store en 2008, 70 milliards de dollars. Et, comme la société prélève 30% de commission sur les ventes, Apple a donc engrangé 30 milliards. «Durant toute la semaine, Apple n’a eu de cesse de nous remercier, de nous dire combien les développeurs sont importants, poursuit Antoine Bellanger. C’était habile, mais aussi sincère.» Apple compte aujourd’hui 16 millions de développeurs d’applications, dont 5200 étaient présents à San José.

Lundi, ce fut bien sûr le jour de la keynote, la conférence d’ouverture de la WWDC par Tim Cook, retransmise sur Internet. De nouveaux Mac, iPad, la version 11 du système iOS pour iPhone et un nouveau haut-parleur, le HomePod, ont été présentés. «Cela a été un moment très fort, sourit le collégien. Pour une fois, ne pas suivre cette keynote sur mon Mac mais la vivre en vrai, ce fut extraordinaire, avec une ambiance incroyable.» Mais ces applaudissements incessants et ces exclamations à chaque détail montré par des responsables d’Apple, n’est-ce pas, un peu, de la comédie? «Je ne crois pas, les développeurs étaient vraiment enthousiasmés par les nouveautés présentées, estime Antoine Bellanger. Bien sûr, cela peut ressembler un peu à une secte ou à une assemblée de groupies. Mais il y a un lien très fort entre les développeurs et Apple.»

Critiques esquivées

La semaine s’est poursuivie avec des journées rythmées par des sessions d’informations approfondies sur les nouveautés pour les développeurs, des conférences et des laboratoires. «Echanger directement avec des hauts responsables d’Apple, ça n’a pas de prix. J’ai pu poser des questions précises, parler de mes applications, obtenir des conseils précieux… et cela a aussi été l’occasion de rencontrer d’autres développeurs de plusieurs pays et d’envisager des collaborations futures.» Avec l’idée de développer, ensemble, des applications? «Absolument, la distance n’est pas un souci, je travaille déjà pour une start-up allemande depuis Genève», assure le collégien.

Antoine Bellanger le reconnaît, les employés d’Apple écoutent les rares critiques qui sont adressées à la société. Mais les esquivent. «L’entreprise veut cultiver une image de perfection. Et il faut reconnaître que ce qu’ils proposent aux développeurs est de qualité. Bien sûr, mieux valait ne pas parler d’Android, le système d’exploitation de Google, lors des sessions», sourit le collégien.

Talents convoités

Le collégien rentrera ce samedi en Suisse avec de nouvelles idées. «Les kits de développement d’Apple en réalité augmentée, mais surtout en «machine learning» (ndlr: les systèmes qui apprennent tout seuls), sont de très haut niveau et offrent des possibilités incroyables. L’entreprise met ainsi à notre disposition des systèmes très simples pour reconnaître des fleurs ou des personnes via l’appareil photo ou encore un service de traduction en direct. Nous disposons ainsi d’outils plus performants.»

Le soir, en ville de San José, les développeurs se faisaient solliciter par plusieurs entreprises, dont Google, sur des petits stands. «Cela se faisait dans une bonne ambiance, ils nous draguaient en nous offrant des autocollants ou des hand spinners… Certains développeurs travaillent sur plusieurs systèmes, je préfère me concentrer sur iOS d’Apple», affirme Antoine Bellanger. Avec l’idée de se faire embaucher par Apple? «Je vais déjà finir mes études. Mais développer des applications, c’est clair que j’adore ça…» Antoine Bellanger quittera San José avec, notamment, un selfie pris avec Craig Federighi, responsable de l’ingénierie logicielle chez Apple.

Lire aussi: Un collégien genevois a été invité en Californie par Apple


Les iPhone 5 et 5C bientôt obsolètes 

D’ici à quelques semaines, les iPhone 5 et 5C seront obsolètes. Lors de sa conférence pour développeurs WWDC qui s’est tenue cette semaine, Apple a annoncé que ces deux modèles de smartphone, qui ont été lancés respectivement en 2012 et 2013, ne seraient plus mis à jour. Ils ne bénéficieront pas de la mise à jour 11 du système d’exploitation iOS, qui sera proposée cet automne.

Les propriétaires de ces modèles pourront continuer à les utiliser, mais de plus en plus d’applications ne pourront progressivement plus tourner sur ces téléphones et requerront la dernière version d’iOS. Apple n’est pas le seul fabricant de smartphones à agir ainsi: tous arrêtent le support de leurs modèles jugés anciens, souvent avec la justification que ces appareils ne sont plus assez puissants.

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