Paris sportifs dans les bureaux, échange de vignettes de joueurs dans les cours d'école, écrans géants dans les bistrots… Tout le monde prépare à sa manière l'Euro 2004. Cash évalue dans son dernier numéro à plus de 100 millions les retombées financières de l'événement sur l'économie suisse. Et l'hebdomadaire ne tient pas compte des offres multiples des opérateurs télécoms. Information en temps réel et chronique quotidienne sur les coulisses de l'événement répondront à la demande des fous de foot.

Au premier rang des dépenses réalisées par les Suisses figurent la bière et les chips. «Un Mundial ou un Euro nous rapporte entre 10% à 15% de chiffre d'affaires supplémentaire par rapport à un mois normal», confie Rolf Probst de la brasserie bernoise Egger au journal alémanique. Une étude publiée par le cabinet de recherches britannique Centre for Economics and Business Research (CEBR) prévient toutefois que les dépenses réalisées en mai et juin pourraient inciter les consommateurs à surveiller leur porte-monnaie lors des mois suivants.

Effet à relativiser, donc. D'autant que l'économie européenne pourrait pâtir en terme de productivité de cette euphorie généreusement arrosée. Pertemps Group, une agence britannique pour l'emploi, a prévenu que le nombre de salariés anglais appelant leur entreprise pour maladie pourrait être très élevé lundi au lendemain du match entre la France et l'Angleterre, à cause des «gueules de bois». Que la Suisse se rassure, ses habitants devraient être modérés en cas de victoire. A Lausanne, la police n'entend pas accorder après les matches plus de soixante minutes aux supporters pour exprimer librement leur joie à coup de klaxons. La rentrée des pubs se fera donc en rangs et en silence.