Acier

Le plus grand groupe sidérurgique suisse craint la faillite

Schmolz + Bickenbach comptait sur une augmentation de capital pour se redresser. Le plan, qui passait par une prise de contrôle par l’un de ses actionnaires, vient d’être refusé par le régulateur des OPA. L’entreprise lucernoise a fait appel

Le plan de sauvetage de Schmolz + Bickenbach (S + B) semblait sur les rails. L’un des actionnaires du plus important sidérurgiste suisse, BigPoint (17,5% des parts), s’était d’ores et déjà engagé à verser les 325 millions de francs nécessaires à l’augmentation de capital soumise au vote de l’assemblée générale extraordinaire prévue lundi prochain. Sauf que l’opération vient d’être bloquée par la Commission fédérale des offres publiques d’achats (COPA), plongeant le groupe et ses 10 000 employés, dont 800 en Suisse, dans l’incertitude.

«Sans cette augmentation de capital, nous risquons de nous retrouver rapidement dans une situation d’insolvabilité», alertait le groupe lucernois lundi dans un communiqué, annonçant avoir fait recours auprès de la Finma. Dans la foulée, le titre plongeait de plus de 5% en bourse. Et mardi, la faîtière Swissmem sortait de sa réserve habituelle pour appeler le gendarme des marchés à annuler la décision de la COPA, craignant une faillite de l’entreprise fondée il y a 170 ans.