L’écart hommes-femmes à la tête des plus grandes entreprises américaines peut se mesurer en prénoms: on trouve 23 John, contre 21 femmes, à la fonction de président du conseil d’administration. Ces dernières n’occupent que 8% de l’ensemble des fonctions dirigeantes (président, directeur général ou directeur financier) du S&P 500, soit l’indice des plus importantes sociétés cotées à la bourse de New York. C’est ce que révèle un rapport publié mardi d’Equileap, fournisseur mondial de données et de recherche sur l’égalité hommes-femmes.

«Une minorité de sociétés du S&P 500 sont dirigées par une femme (6% seulement), un chiffre qui nous montre le chemin qu’il reste à parcourir pour parvenir à l’égalité hommes-femmes dans l’environnement professionnel aux Etats-Unis», a souligné Diana van Maasdijk, directrice générale d’Equileap. Tout en restant optimiste: «Les entreprises américaines ont su réagir sur les questions de harcèlement sexuel et de discrimination à la suite des récents mouvements sociaux.»