En mars 1999, alors que l'activité nippone était en pleine récession et le système bancaire au bord de la faillite, la Banque du Japon a décidé de prendre une mesure exceptionnelle, celle des taux zéro, qui devait notamment profiter aux banques.

Car, tandis que le taux de refinancement à un jour devenait gratuit (et que les taux de refinancement à plus long terme baissaient aussi mais dans des proportions moindres), le taux auquel les entreprises et les particuliers empruntaient sont restés pratiquement inchangés. Les marges des banques auraient dû s'en trouver améliorées.

Pourtant, constate Alexandre Tavazzi, analyste auprès de Pictet & Cie, les établissements bancaires en ont peu profité. Pour une raison simple: l'économie se trouvait dans un tel état que très peu de nouveaux emprunts ont été contractés.

Faut-il en conclure que cette mesure drastique n'a pas été utile? Il est difficile de se prononcer, estime l'analyste. Mais elle a probablement empêché la situation de se détériorer.

A. De.