«J’ai travaillé dans de grandes entreprises, mais je me sentais comme un numéro. Je n’étais pas indépendant, je n’avais pas le choix des projets ni de la technologie. Au début, ça va quand on apprend, mais quand on maîtrise, on s’ennuie. J’ai pensé à changer de boîte, mais le risque était que ce schéma recommence.» Raphaël*, la quarantaine, est Business Analyst dans le secteur informatique. Après ces expériences professionnelles peu concluantes, il décide, en 2007, de se tourner vers un modèle dont on parle depuis quelques années en Suisse: le portage salarial.

Trois acteurs entrent en jeu: une entreprise «cliente», un consultant ou «porté», et une société de portage. Le porté décroche des mandats auprès d’entreprises clientes, mais c’est la société de portage qui gère la partie administrative et juridique du contrat, moyennant une commission d’environ 6% pour le porté. Il est donc salarié de la société de portage et, en cette qualité, exécute des prestations de services en faveur d’entreprises clientes de la société de portage. Les profils idéaux pour ce système? Plutôt des cadres qualifiés qui ont déjà une clientèle, dans le domaine de l’informatique, de l’ingénierie, de l’industrie ou de la formation, par exemple.