Mercredi 20 novembre, la société israélienne SHL Telemedicine, spécialisée depuis douze ans dans les secteurs de la pneumologie et de la cardiologie, publiera ses résultats du troisième trimestre et sur neuf mois. Fondée et dirigée par l'ancien vice-président exécutif d'IBM en Israël Yoram Alroy, elle devrait, selon les analystes de UBS Warburg, annoncer des ventes pour 26,8 millions de dollars, en hausse de près de 200% grâce à la récente acquisition de la société Raytel, active comme SHL dans le domaine médical, et à la faiblesse du shekel contre le dollar. Par contre l'EBIT (résultat avant intérêt et taxes) devrait accuser une baisse de 10% à 3,17 millions. Pour l'année en cours, SHL espère réaliser un chiffre d'affaires entre 90 et 95 millions de dollars, comparé à 30,6 millions en 2001 et un bénéfice opérationnel compris entre 11,5 millions et 15,5 millions. UBS Warburg estime que ces perspectives élevées ne sont pas reflétées dans le prix actuel de l'action et recommandent d'acheter le titre.

C'est grâce à la Bourse que l'on a commencé à connaître cette société en Suisse. Comme d'autres avant elles, dont Card Guard et Oridion, SHL a choisi le marché financier helvétique pour placer ses titres. L'entrée en Bourse a eu lieu à l'automne 2000 sur le Nouveau Marché. Las, l'effondrement de celui-ci s'est répercuté sur l'entreprise israélienne dont l'action est passée de 50 à 10 francs en deux ans. Depuis, SHL a décidé de quitter ce Nouveau Marché moribond – lorsque la Bourse a annoncé qu'elle n'engagerait plus de frais de marketing en juillet 2002 pour ce segment – et a rejoint, comme Actelion et Jomed, le segment principal. La désillusion de Yoram Alroy et de ses deux fils qui l'épaulent doit être d'autant plus grande que, comme le souligne la société, elle est, au contraire de beaucoup d'entreprises cotées sur le Nouveau Marché, profitable. Mais il remarque néanmoins que depuis l'IPO, SHL s'est transformée, passant de compagnie nationale à fournisseur global de télémédecine.