L’assouplissement du secret bancaire décidé aujourd’hui par le Liechtenstein «pourrait» rendre la position de la Suisse «plus difficile», a estimé Hans-Rudolf Merz, interrogé par la Télévision suisse romande. Le ministre des finances, qui s’exprimera plus longuement demain, n’avait pas encore connaissance des volontés d’assouplissement de la Belgique et d’Andorre.

L’Association suisse des banquiers (ASB) n’a quant à elle pas souhaité commenter le choix de la principauté du Liechtenstein. A l’instar d’economiesuisse, elle a néanmoins réitéré son opposition à un échange systématique d’informations. L’ASB s’attend à ce que la Suisse, en tant qu’Etat de droit souverain, défende ses convictions.

Les banquiers partent du principe que les autorités poursuivront leur politique d’accords sur la double imposition respectant la clause du secret bancaire et recommandent d’attendre les conclusions du groupe d’experts mandatés par la Confédération. Il est important que la sécurité juridique et la confiance des clients soient maintenues, ajoutent-ils.

Economiesuisse estime pour sa part que la situation du Liechtenstein est toute différente de celle de la Suisse car la principauté se trouve sur la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE. La Suisse accorde déjà son aide en matière de fraude fiscale et étudie d’autres formes de coopération, a aussi rappelé Thomas Pletscher, membre de la direction d’économiesuisse.

Liechtensteinois satisfaits

Quant à l’Association des banquiers liechtensteinois, elle salue la collaboration de son pays avec les autres Etats. Mais surtout, le secret bancaire est sauf, selon elle. Pas question cependant d’aller plus loin dans la collaboration, par exemple en prévoyant un échange automatique d’information.