Nicolas Sarkozy a fait de la taxe sur les transactions financières (TTF) une priorité de la présidence française. Accompagné d’Angela Merkel, il a fermement plaidé hier devant ses homologues du G20 pour la mise en place de ce «financement innovant». La TTF est «techniquement possible, financièrement indispensable et moralement absolument incontournable», a expliqué Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse clôturant la première journée du sommet hier soir.

Bien sûr, a-t-il admis, il n’y a pas d’unanimité. Mais, «nous avons noté avec satisfaction que les présidences brésilienne et argentine ne manifestent aucune opposition au principe de la taxe». En l’absence de consensus, la solution vers laquelle Nicolas Sarkozy se dirigerait est celle de la constitution d’un groupe qui avancerait seul en la matière.

Une coalition de pays pionniers pourrait lancer la TTF pour financer le développement et le changement climatique: c’est aussi l’avancée qu’espèrent les ONG, qui ont rencontré Nicolas Sarkozy mercredi. L’annonce pourrait se faire dans un communiqué séparé de la déclaration finale du G20, glisse Khalidl Elouardighi, coordonnateur de la campagne pour une taxe Robin des Bois. Les ONG espèrent que celle-ci, aussi connue comme la taxe Tobin, ne sera pas mise en œuvre dans le seul cadre européen, car elles craignent que les montants en jeu ne servent alors qu’à financer les déficits et les dettes des pays en crise dans la zone euro.