Il n’est déjà pas simple de se démarquer quand on postule en temps normal. Mais en période de covid, c’est encore plus difficile. Certains déploient alors des trésors d’imagination, à l’image de cette étudiante française en marketing du sport qui a fait mouche grâce à un CV inspiré du journal L’Equipe. Ou, plus près de chez nous, de ce Genevois actif dans la communication qui a acheté début janvier un espace sur un bus qui sillonne la ville pour y afficher son CV.

Certains cherchent ainsi à se singulariser. Mais pour d’autres, sortir du cadre n’est pas forcément un atout: quand son profil et/ou le milieu visé ne correspondent pas à des cases toutes faites, postuler peut être un casse-tête. C’est ce qu’a expérimenté Marianne*, Romande de 28 ans. A la recherche d’un emploi administratif dans le domaine de la culture, elle a eu des difficultés à se reconnaître dans les vidéos mises à disposition par son office de placement, très axées «entreprises traditionnelles». «J’avais l’impression que si je suivais les conseils donnés pour mes entretiens, j’allais me focaliser uniquement sur mon parcours en mettant en avant une partie de moi-même qui n’est pas très proche de ce que je suis humainement», souligne-t-elle.