Etude Car Policy 2016

Le potentiel d’économie est peu exploité dans la gestion de véhicules d'entreprises

Comment les entreprises conçoivent-elles de nos jours la mobilité commerciale ? Une étude de marché indique que les directions se montrent modérément réactives

En 2013, Fleetcompetence Europe GmbH, à Rebstein (SG), a réalisé une première étude de «car policy» sur le thème de la mobilité commerciale. Mais depuis cette étude, on a constaté des changements notables. Depuis la suppression du taux plancher de l’euro, surtout, il y a eu beaucoup de mouvement sur le marché suisse: divers importateurs ont réduit les prix des véhicules ou, parfois, introduit de gros rabais liés à l’euro. Il est dès lors intéressant d’examiner si cette nouvelle situation a entraîné des ajustements dans les règles régissant les parcs automobiles des entreprises. Du coup, Fleetcompetence Europe a décidé de réaliser une nouvelle étude de marché détaillée et d’en comparer les résultats avec ceux de la première étude.

L’étude 2016 analyse les concepts qui sont actuellement mis en œuvre dans les flottes et fournit aux entreprises un aperçu intéressant des tendances et nouvelles approches en matière de véhicules et de mobilité d’entreprise. L’étude s’articule de la manière suivante:

- informations générales sur l’entreprise et la flotte

- critères d’attribution et choix du véhicule en fonction du niveau de l’ayant-droit

- systèmes de mobilité et répartition des coûts entre l’entreprise et ses collaborateurs

- formes de financement et prestataire de flotte

- gestion de flotte durable.

L’étude 2016 porte en outre sur des thèmes particuliers tels que les ajustements de la «car policy» depuis la levée du taux plancher de l’euro, le statut des frontaliers et les véhicules d’entreprise.

Réactions diverses à la décision de la BNS

L’étude révèle des éléments intéressants. La levée par la BNS du taux plancher de l’euro en janvier 2015 a entraîné pour beaucoup d’entreprises une forte pression sur les prix et des marges restreintes. De ce fait, ces derniers mois, les coûts et les procédures ont été examinés d’un œil critique.

Cela aurait pu être également le cas pour la mobilité commerciale: le fait de revoir la réglementation des véhicules d’entreprise en introduisant des prix d’achat net maximaux par catégorie d’ayant-droit aurait pu avoir un potentiel d’économie intéressant; il aurait été normal, au fond, de corriger ces niveaux de prix vers le bas, en fonction des «bonus euro» offerts, puisque le collaborateur ayant-droit n’en aurait pas été lésé et que les entreprises auraient pu tirer profit assez vite de dépenses moindres. Les entreprises qui, dans leurs règles, prescrivent des niveaux de leasing mensuel tout compris plutôt que des prix d’achat maximaux auraient également pu ajuster leurs règles à la nouvelle donne et réduire les prix des leasings. Dans les deux cas, cela entraînait d’intéressantes économies, sans dommage pour les collaborateurs concernés.

Mais dans la plupart des cas les entreprises ont réagi différemment : quelque 60% d’entre elles n’ont pas ajusté leurs prescriptions de prix depuis la levée du taux plancher euro/franc. Seul un tiers d’entre elles (34%) y a réagi et procédé à des ajustements. Et 6,7 autres pourcents envisagent tout de même de réaliser de tels ajustements.

Une petite moitié des entreprises interrogées (47%) considère toujours la gestion de flotte comme une de ses tâches essentielles et n’entend pas la confier à un prestataire externe.

La direction roule Audi

Autre constatation intéressante: au niveau de la direction la marque d’automobile choisie est, dans l’ordre: 1. Audi, 2. BMW et 3. Volkswagen.

L’étude «car policy» 2016 aborde également les thèmes des frontaliers et des véhicules d’entreprise. Parmi les entreprises interrogées, 60% emploient des frontaliers. Il est donc intéressant de voir quelles mesures les entreprises ont prises depuis l’entrée en vigueur, le 1er mai 2015, de la législation sur les frontaliers. Bizarrement, 26,5% d’entre elles n’ont encore pris aucune mesure ou ne se sont pas rendu compte des nouveaux dangers qui menacent à ce propos. Quelque 25% des entreprises ont à ce jour entrepris des dédouanements, 38% ont limité l’usage du véhicule d’entreprise au trajet entre le poste de travail et le domicile, 10% ont même repris le véhicule de travail aux intéressés.

*Managing Partner, Fleetcompetence Europe GmbH, Rebstein (SG)


Participation en ligne

Il est possible de participer à l’étude «car policy» 2016 de Fleetcompetence Europe jusqu’à fin juin. Une fois l’étude achevée et les résultats publiés, tous les participants recevront gratuitement un résumé de ses conclusions essentielles par courriel. Le sondage peut être téléchargé à l’adresse https://de.surveymonkey.com/r/9QTTCJZ ou en passant par la page d’accueil de Fleetcompetence Europe.

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