L'excédent de liquidités, l'attrait relatif des actions par rapport aux autres classes d'actifs et les opérations de fusions et acquisitions stimulent pour l'heure les marchés. Toutefois, une certaine nervosité gagne les investisseurs, à en juger par une remontée de la volatilité.

A court terme, la dynamique reste positive grâce à l'environnement dit «Goldilocks» (forte croissance conjuguée à une faible inflation) qui prévaut actuellement. Toutefois, l'analyse technique, l'observation de la dynamique du marché et des indicateurs de confiance ainsi que le comportement du billet vert sont devenus primordiaux.

A moyen terme, force est de constater que la croissance des bénéfices est en perte de vitesse et les attentes du consensus sont excessives à nos yeux pour l'exercice en cours et surtout pour 2007, essentiellement aux Etats-Unis. Dès lors, les évaluations mondiales n'offrent que peu de marge de manœuvre pour une augmentation des multiples. Ces facteurs négatifs pèseront sur la performance des actions, qui pourraient connaître un sommet intermédiaire avant de se replier durant la seconde moitié de l'année.

En ce qui concerne les régions, notre préférence va toujours au Japon, tandis que nous favorisons légèrement l'Europe aux Etats-Unis. En ce qui concerne le marché suisse, il devrait rentrer dans le rang cette année. Pour profiter du prolongement du cycle mondial de dépenses d'investissement, notamment favorable au secteur informatique, il nous paraît judicieux d'accroître l'exposition à l'Asie hors Japon (Taïwan).

Côté secteurs, nous confirmons nos convictions à l'égard de la santé et de l'énergie, tout en réduisant progressivement notre sous-pondération des financières américaines.

Au-delà, un retour graduel des grandes capitalisations sur le devant de la scène, les titres de croissance visible, ceux à dividende élevé avec ratio de distribution en hausse, ainsi que la demande intérieure en Asie, demeurent certains de nos thèmes préférés.