Le «premier de classe» de l’industrie alimentaire

Ils sont jugés «solides». Avant de passer la parole à la directrice financière Wan Ling Martello pour parler chiffres, le patron de Nestlé Paul Bulcke a voulu donner son appréciation des résultats publiés jeudi. L’Américaine a ensuite commencé son discours en mandarin pour souligner l’entrée, le jour même, dans l’année chinoise de la chèvre. «Je vous rassure, je ne ferai pas mon discours en chinois», a-t-elle rigolé. Sur l’année 2014, les ventes s’affichent en recul de 0,6%, à 91,6 milliards de francs, affectées par les taux de change (–5,5%). Le bénéfice net a bondi de 43,5%, à 14,5 milliards de francs, profitant notamment de la cession partielle de la participation dans L’Oréal. Le cash-flow d’exploitation se monte à 14,7 milliards de francs. A 4,5% (1,5% en Europe), la croissance organique manque l’objectif récurrent de 5% que se fixe le groupe mais devance ses concurrents. «Nestlé reste le premier de classe dans l’industrie alimentaire», commentait un analyste de chez Syz.

Par ailleurs, le programme de rachat d’actions se poursuivra cette année: fin décembre, 23,7 millions d’actions avaient été reprises; ce qui correspond à 1,6 milliard de francs sur les 8 milliards annoncés en août dernier. Enfin, la rémunération de Paul Bulcke est restée identique à celle de l’année dernière (9,3 millions de francs). A la clôture de la bourse de Zurich, l’action Nestlé avait pris 1,27%, à 72 francs.