Basée à Zoug, Flynt Bank se décrit comme la première fintech suisse à avoir reçu une licence bancaire. Elle compte 43 employés et vise des clients disposant d’au moins 20 à 30 millions de francs de fortune. Les explications du directeur général, Stijn Vander Straeten.

- Le Temps: Quels types de services Flynt fournit-elle?

- Stijn Vander Straeten: Nous ne nous voyons pas comme une banque en tant que telle, mais comme une société technologique qui opère sous une licence bancaire. Nous fournissons des logiciels à nos clients, pour leur permettre de gérer leurs patrimoines complexes, constitués d’actifs financiers, mais aussi d’immobilier, d’art ou d’entreprises. Ces clients ont souvent recours à un spécialiste par type d’actifs; notre plateforme leur offre une vision complète, à laquelle ont accès leurs conseillers.

- Votre service est donc un simple agrégateur comme il en existe déjà?

- La différence est que notre système permet de développer une intelligence à partir des informations disponibles sur la plateforme. De comptabiliser le cash-flow dégagé par de l’immobilier puis d’avertir le client d’opportunités pour améliorer sa liquidité, par exemple. Les actifs des clients commenceront à communiquer entre eux, en quelque sorte.

- Votre plateforme est déjà opérationnelle, mais pas les services bancaires que vous pourrez fournir grâce à la licence. De quels services s’agit-il?

- Nous ne fournissons pas de détail pour le moment sur les services bancaires.

- Quelles sont les sources de revenus de votre banque?

- Nous facturons un prix fixe pour l’utilisation de nos logiciels selon la complexité de la situation patrimoniale du client, pas selon ses actifs.

- Depuis sa création, Flynt a vécu un développement mouvementé, selon des médias alémaniques, avec le départ de plusieurs dirigeants. Que s’est-il passé?

- Lorsqu’on est ambitieux, le développement d’une activité est toujours difficile. Nous avons connu le cycle normal de toute start-up, avec une rotation des effectifs. L’obtention de la licence a été difficile, notamment car nous amenons de nouvelles solutions, mais c’est une bonne chose.


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