Au terme des 9 premiers mois de l’exercice fiscal, débuté le 1er octobre 2008, le déficit budgétaire américain cumulé atteint 1086,263 milliards de dollars, selon les chiffres publiés lundi par l’administration Obama.

Durant le mois de juin, l’excédent des dépenses du gouvernement par rapport aux entrées fiscales s’est monté à 94,3 milliards de dollars. C’est un record pour un mois de juin, généralement excédentaire. Mais cela reste moins important que les quelque 97 milliards estimés par le consensus des analystes établi par l’agence financière Bloomberg.

Le déficit cumulé ne cesse de franchir des records depuis le mois de février. Selon les projections du Bureau du budget du Congrès, il devrait dépasser la somme monumentale de 1800 milliards de dollars d’ici trois mois, soit plus de quatre fois le déficit de l’année fiscale précédente.

La chute des revenus fiscaux (17% de moins qu’un an auparavant) s’est encore accentuée au mois de juin, alors que les ménages sont à la peine – avec un taux de chômage qui, en juin, a atteint un pic inégalé en 26 ans – et que les recettes des entreprises souffrent de l’affaiblissement de la consommation.

Alors que le gouvernement américain doit multiplier les dépenses de relance économique et les plans de sauvetages bancaires et automobiles, il se trouve également confronté depuis le début de l’année à une augmentation des charges sociales liées à la crise.

Pour se financer, le Trésor a plus que doublé ses émissions de bons durant la première moitié de l’année à 963 milliards de dollars, et pourrait émettre encore pour 1100 milliards de dollars d’ici la fin de l’exercice, selon une estimation de la banque Barclays, citée par Bloomberg.

Les principaux détenteurs de bons du Trésor, Chine en tête, ne manquent pas de périodiquement manifester leurs inquiétudes quant à la valeur du dollar, et de leurs investissements.