L’horlogerie compte ses pertes d’emplois. A fin septembre, la branche enregistrait 1553 postes de moins que l’année précédente (-2,6%), pour un total de 57 750 travailleurs. La Convention patronale de l’industrie horlogère suisse (CP) évoque mercredi dans son recensement annuel «une baisse modérée en rapport du fort impact de la pandémie mondiale et sur les exportations horlogères». Ces dernières ont chuté de 25,8% sur les dix premiers mois de l’année, à 13,3 milliards de francs.

Aucune catégorie professionnelle n’est épargnée. La baisse concerne aussi bien le personnel administratif (-3,8%) que de direction (-2,5%) ou de production (-2,1%). Le nombre d’entreprises recensées a quant à lui baissé de 0,8%, à 709. La CP s’attendait-elle à pire? «Les postes perdus sont nombreux, mais par rapport au total, ce n’est pas astronomique, répond son président, Philippe Bauer. Nous redoutions des licenciements plus massifs à l’automne, mais pour le moment la situation semble sous contrôle.» Selon lui, le recours au chômage partiel a permis de limiter les dégâts, de même que d’autres mesures, comme les prêts covid.