La quatrième génération tient toujours les rênes du groupe, mais l'agrandissement du cercle des héritiers signifie aujourd'hui la fin partielle de la dynastie, fin partielle qui est couronnée par l'entrée en Bourse de la société.

Entretien avec Hans Heinrich Coninx.

Le Temps: Certains disent qu'en ne mettant en Bourse que 23% (plus 10% à terme) de votre société, ce n'est que pour régler des questions de succession familiale, sans avoir un intérêt financier réel?

Hans Heinrich Coninx: Non, c'est surtout pour une question fiscale que nous ne mettons pas plus de notre capital en Bourse.

– Avec si peu d'actions, quels types d'investisseurs voulez-vous attirer? Est-ce aussi une protection contre une éventuelle OPA inamicale de géants de la presse?

– Nous allons entamer notre présentation sur les places financières à Francfort, à Milan, à Amsterdam, peut-être à Paris et Bruxelles et aux Etats-Unis. Nous aimerions avoir un équilibre entre les investisseurs institutionnels et les privés. Pour nous protéger d'une OPA inamicale, nous avons limité le droit de

vote à 5%.

– Vous serez cotés sur le segment principal de la Bourse suisse, le SPI. Quelles sont vos ambitions à plus long terme? Une cotation à New York?

– Nous commençons en Suisse. A l'avenir, il n'est pas impossible qu'on entre dans le SMI, et ensuite on verra.

– Votre société est constituée de trois piliers: la presse écrite, électronique et les services. A terme, envisagez-vous un spin-off d'une des trois unités?

– Nous ne sommes pas un groupe (holding). Mais de toute façon, cela ne ferait aucun sens, pour nous, de vendre un des trois canaux. Notre métier de base étant de fournir du contenu.

– Avez-vous des projets en presse écrite en Suisse romande?

– Aucun projet n'est dans le pipeline pour le moment.

– Cherchez-vous de nouvelles alliances pour votre tout nouveau portail financier, créé en partenariat avec le Credit Suisse et Bluewin le 25 juillet dernier?

– Nous sommes aujourd'hui sur le marché suisse alémanique. Nous sommes toujours à la recherche d'opportunités d'alliance en Suisse romande. Nous sommes proches d'un accord.