Les banquiers centraux semblent être les maîtres du monde. Chacune de leurs phrases est disséquée et chaque changement de ton provoque des vagues sur les marchés financiers. A Zurich, vendredi soir, la file d’attente atteignait bien 100 mètres une heure avant le début d’une discussion entre Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine, et Thomas Jordan, président de la direction de la Banque nationale (BNS), à l’invitation du Swiss Institute of International Studies (SIAF). Ni plus ni moins que 2000 personnes sont venues, selon les organisateurs, mais une partie seulement a pu y assister, dont plusieurs patrons de banque.