Politique monétaire

Le président de la Fed, critiqué par Trump, accueilli en «rockstar» à Zurich

Jerome Powell a attiré 2000 personnes à l’Université de Zurich pour une discussion très ouverte avec Thomas Jordan, patron de la BNS. Il ne s’attend pas à une récession et dit ne tolérer «aucune ingérence politique»

Les banquiers centraux semblent être les maîtres du monde. Chacune de leurs phrases est disséquée et chaque changement de ton provoque des vagues sur les marchés financiers. A Zurich, vendredi soir, la file d’attente atteignait bien 100 mètres une heure avant le début d’une discussion entre Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine, et Thomas Jordan, président de la direction de la Banque nationale (BNS), à l’invitation du Swiss Institute of International Studies (SIAF). Ni plus ni moins que 2000 personnes sont venues, selon les organisateurs, mais une partie seulement a pu y assister, dont plusieurs patrons de banque.

Pas de récession en vue

Le président de la Fed s’est voulu rassurant quelques heures après la publication de statistiques américaines de l’emploi légèrement inférieures aux attentes (taux de chômage inchangé de 3,7% et 130 000 créations d’emplois en août). Après onze ans d’expansion, un record historique, Jerome Powell a dit «ne pas anticiper ni prévoir de récession». «Ce n’est pas notre scénario», a-t-il affirmé, notamment en raison de la vigueur de la consommation et de l’emploi. Avant de reconnaître que la croissance devrait être «modérée», confirmant ainsi un ralentissement conjoncturel.