La Suisse se trouve de nouveau dans le viseur des Etats-Unis, soupçonnée de ne pas appliquer pleinement les sanctions internationales contre la Russie. La Commission Helsinki, un organe financé par le gouvernement américain, dénonce le fait que les banques suisses n’aient bloqué qu’environ 7 des 200 milliards de dollars d’avoirs russes déposés dans leurs coffres. Pour le financier anglo-américain Bill Browder, qui a témoigné devant cette commission, la Suisse serait même «le maillon faible» dans la lutte contre la Russie. Ces attaques américaines rappellent celles qui avaient provoqué l’abandon du secret bancaire, à partir de 2009, ou l’affaire des fonds juifs en déshérence, à la fin des années 1990. Deux séismes pour la Suisse et ses banques. Se dirige-t-on vers un bis repetita? Quelle ampleur cette nouvelle offensive peut-elle prendre? Quelle importance lui accorder?