Le message de Lawrence Summers, secrétaire adjoint américain au Trésor, est clair: sans l'aide de l'Europe et du Japon, la locomotive américaine de l'économie mondiale ne peut plus continuer seule son travail. «Toutes les économies industrialisées en Europe et en Asie doivent suivre des politiques visant à créer une croissance intérieure forte et conserver l'ouverture de leurs marchés» avait-il insisté la veille de la réunion des 7 pays les plus industrialisés (G7) lundi à Washington.

D'après les estimations de la Commission européenne, le taux de croissance des 11 pays de l'eurozone baissera de 3% à 2,2% en 1999. L'euro, victime non seulement de ce ralentissement mais également de la guerre au Kosovo, a perdu plus de 9% cette année contre le dollar. D'autre part, même si les Etats-Unis se sont déclarés satisfaits des efforts menés par le Japon afin de relancer son économie, «il est important d'appliquer toutes les mesures nécessaires afin de soutenir la reprise domestique» a souligné Robert Rubin, secrétaire américain au Trésor. Les représentants de quelque 40 pays se pencheront ce soir à Washington sur les besoins de l'après-guerre au Kosovo et dans toute la région des Balkans, dans le cadre des réunions de printemps de la Banque Mondiale et du FMI. A.N. avec les agences