La Security and Exchange commission (SEC) américaine dénonce des conflits d'intérêts chez PricewaterhouseCoopers. Des membres du groupe d'expertise comptable ont détenu des investissements directs dans des sociétés dont ils certifiaient les comptes.

Au bout d'un an d'enquête par un consultant indépendant, la SEC, la commission boursière américaine, a estimé que PricewaterhouseCoopers avait à plusieurs reprises violé les règles d'indépendance des contrôleurs aux comptes édictées par la SEC, la profession et les sociétés d'audit.

«Pratiquement la moitié des associés de PricewaterhouseCoopers, 1301 sur un total de 2698, ont reconnu avoir enfreint au moins une fois les règles d'indépendance», selon la SEC. Les 1301 associés qui ont reconnu avoir enfreint le code de déontologie ont en moyenne violé cinq fois ce code, a indiqué la SEC.

Sur les 8064 manquements aux règles de la profession relevés par la SEC, 17,4% sont à mettre au compte des directeurs de PricewaterhouseCoopers (PwC), selon la SEC.

Du coup, c'est toute la profession qui va être passée au crible aux Etats-Unis. Dans le cas de PwC, la SEC avait trouvé un accord avec la firme après avoir découvert des malversations commises par des employés du bureau de Tampa, en Floride.

L'enquête aura porté sur les 36 000 personnes employées par le groupe et impliquées dans les questions d'audit. Sur plus de 8000 infractions constatées, la SEC a relevé qu'elles concernaient près de 2000 personnes.

Le moment tombe particulièrement mal pour la profession aux Etats-Unis: la pertinence de certains audits est remise en question dans le débat public. L'an dernier, KPMG, une autre grande firme d'audit, avait reçu un avertissement de la SEC.

En préparant la mise en Bourse de sa division conseil, KPMG avait été avertie qu'elle ne pourrait plus auditer de compagnies cotées.

LT