Si vous tapez le mot «travail» sur Google Images, les résultats sont pour la plupart uniformes: ordinateurs, salles de réunions, hommes cravatés, femmes en tailleur. Pour la société en général, l’image du travail est celle, classique, de l’entreprise. Quand on pense travail, on pense souvent bureau. Et, depuis bientôt une année, on y associe aussi souvent le télétravail.

Une généralisation qui peut se comprendre, sachant que ce travail-là est le quotidien de nombreux Suisses. Mais en temps de pandémie, cette analogie fait soudain ressortir un écart: toutes les personnes actives de Suisse ne sont pas considérées de la même manière. Sachant qu’on ne peut conserver en cette période que ce qui est «essentiel», on ne s’offusque pas que certains employés qui ne peuvent pas télétravailler s’entassent dans des métros, trams et bus. Au nom du travail, qui doit bien pouvoir continuer, et qui est la priorité absolue pour éviter une catastrophe économique et sociale.