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Les prix des logements de vacances dans les Alpes augmentent à nouveau

Après une période de stagnation, le marché des résidences secondaires reprend de la vigueur et les prix ont augmenté de 1,1% l'année passée, indique UBS

Le marché des résidences secondaires dans les Alpes suisses retrouve des couleurs. Après une longue phase de correction, le prix moyen des logements de vacances a augmenté l'an dernier de 1,1%. St-Moritz, dans les Grisons, et Gstaad (BE) restent les plus chers.

L'évolution des prix moyens en Suisse s'avère toutefois à la traîne par rapport aux pays voisins, indique une étude d'UBS publiée mercredi. En Autriche, ils ont progressé de 5% par rapport à 2017 et en France de 3%.

Bond de plus de 7% à St-Moritz

A St-Moritz, une propriété dans le segment haut de gamme coûte 15 000 francs le mètre carré. D'un an à l'autre, les prix y ont bondi de 7,4%. A Gstaad, il faut débourser 14 300 francs/m2 en moyenne (+1,5%). La station française de Courchevel et les autrichiennes de St-Anton et Kitzbühel complètent le "top 5" des plus onéreuses.

A Verbier (VS) et Lenzerheide (GR), les prix moyens oscillent autour de 12 000 francs/m2. A Zermatt (VS), Flims/Laax (GR) ou Davos/Klosters (GR), un logement de vacances haut standing dépasse encore la barre des 10'000 francs/m2.

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La baisse du franc devrait favoriser la demande

L'affaiblissement du franc et la bonne évolution conjoncturelle devraient stimuler la demande, tant intérieure qu'étrangère. UBS escompte donc, pour 2018, un nouveau renchérissement modéré des résidences secondaires dans les Alpes helvétiques.

En dépit de la loi sur les résidences secondaires (Lex Weber) qui limite leur construction, leur nombre sur le marché devrait progresser, selon UBS. Car le dépeuplement qui touche près de deux destinations alpines sur trois favorise la conversion de logements principaux en logements de vacances.

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La location est peu attractive

La majorité des quelque 80 000 résidences principales situées dans les stations touristiques (40% du total des logements) n'est en effet soumise à aucune restriction d'utilisation. Avec 1% de logements principaux convertis chaque année en résidences secondaires, le parc de ces dernières augmentera de 0,6% par an, calculent les auteurs de l'étude.

Le taux de vacance reste, lui, stable à 3,3%. La location ne s'avère payante que dans les destinations prisées et pendant la saison hivernale. En moyenne journalière, seul un objet sur trois est loué. Hors saison, le taux d'occupation tombe à 20%.

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