L’inflation américaine grimpe mais, pour l’instant, ne fait pas peur. L’indice des prix à la consommation est en hausse de 5% en mai sur base annuelle, après une augmentation annuelle de 4,2% en avril, selon des chiffres publiés jeudi par le Département du travail. La progression est la plus forte depuis treize ans. La hausse provient pour un tiers au renchérissement des véhicules d’occasion.

Si la Réserve fédérale américaine ne s’inquiète pas, elle qui vise une hausse moyenne de 2%, beaucoup d’investisseurs pourraient être préoccupés. Or, la psychologie domine davantage les bourses que les fondamentaux économiques. «Les marchés financiers ne sont qu’un lieu d’échange d’images et de narratifs définis par des phénomènes culturels, psychologiques et sociaux», a déclaré jeudi Robert Shiller, Prix Nobel d’économie et professeur à l’Université de Yale, lors du Forum mondial de l’investissement d’Amundi. La question consiste aujourd’hui à savoir si la tendance à long terme est en train de changer et s’il faut composer un portefeuille en adéquation avec ces mutations.