Cette semaine, Le Temps vous emmène sur la piste du sucre, denrée plaisir, désir coupable, valeur industrielle et monnaie d'échange.

Suspense dans le monde du sucre. Cette denrée issue de betteraves ou de canne à sucre suscite des sueurs froides parmi ses producteurs et ses négociants, car son prix est volatil. On est loin, avec elle, du débat sur l’éventualité d’un supercycle – une hausse prolongée des cours – qui fait couler l’encre dans les métaux et les denrées agricoles. Mais une tendance haussière, porteuse d’espoir, se dessine tout de même.

Tous les regards sont tournés vers le Brésil et l’Inde, les principaux producteurs. Au Brésil, les récoltes s’annoncent ternes. Le pays a subi une sécheresse et des bas prix ont incité les agriculteurs à lorgner d’autres cultures. Les cours de l’éthanol flambent, incitant les planteurs à livrer leur production de canne à sucre aux distilleries du biocarburant, susceptibles de mieux les rétribuer. «La récolte au Brésil suscite toujours un lot de commentaires qui influencent les prix, relève Josef Meyer, président de la Fédération des betteraviers de Suisse. On verra quand elle sera terminée, dans deux mois.»