La direction d'une entreprise cotée en Bourse rencontrant un quelconque problème doit en avertir immédiatement le public – «si cela peut avoir un impact sur le prix de l'action» –, précise Brita Simon, analyste à la Banque Sarasin. Mais le communiqué d'Adecco est formulé de telle manière qu'il laisse planer des doutes sur l'ampleur de son souci comptable.

Plus grave, la société ne sait pas quand elle pourra rendre publics ses comptes 2003, alors que son année fiscale se terminait officiellement le 28 décembre. Le comité d'audit interne, qui travaille étroitement avec le réviseur comptable externe doit avec lui fournir un rapport annuel au conseil d'administration qui le présentera ensuite à l'assemblée générale des actionnaires. L'entreprise ne dit pas si les actionnaires ont toujours rendez-vous le 21 avril 2004 ou si l'assemblée générale va aussi être repoussée.

L'équipe chargée de la communication du groupe depuis Glattburg va au devant du plus difficile. Gérer une crise, dont elle ne connaît pas les tenants et aboutissants. Et dont la première annonce a fait l'effet d'une bombe.