«Nous nous attendons à ce que le procès commence demain (mardi) comme prévu» à Fort Lauderdale, a déclaré M. Marcu, alors que des informations de presse ont fait état de motions déposées par la défense pour un renvoi.

Raoul Weil, 54 ans, est accusé par le département de la Justice américain (DoJ) d’avoir aidé, avec d’autres banquiers de l’établissement, de riches Américains à dissimuler leurs avoirs au fisc de leur pays. Environ 20’000 clients américains fortunés auraient ainsi caché quelque 20 milliards de dollars (19,15 milliards de francs).

Le système avait été dénoncé par un autre ancien banquier d’UBS, Bradley Birkenfeld, 49 ans, après avoir fait de la prison. Il avait perçu 104 millions de dollars de récompense.

Inculpé en 2008 et extradé aux Etats-Unis l’an dernier où il est en liberté conditionnelle, Raoul Weil risque cinq ans de prison ferme et une grosse amende.

Confrontation entre anciens et actuels employés

Le procès, qui s’annonce comme une confrontation entre anciens et actuels employés d’UBS, devrait durer entre une dizaine de jours et un mois. Le DoJ fera défiler à la barre des anciens banquiers repentis à qui a été accordée la clémence pour leur coopération.

De son côté, la défense devrait produire un peu moins de dix témoins, dont deux à trois témoigneront par vidéoconférence de Londres. D’après Me Marcu, nombre de témoins sollicités ont décliné de peur d’être arrêtés une fois sur le sol américain.

L’avocat a déposé de nombreuses demandes pour annuler l’inculpation de son client, mais sans succès, selon des sources proches du dossier.

Raoul Weil a été licencié par UBS en avril 2009 alors qu’il était considéré comme fugitif par les Etats-Unis.