Calculé sur mandat de l’ATS par l’institut Recherches économiques Bâle (BAK), l’indice de la productivité horaire du travail s’est hissé à 117,2 points entre avril et juin, soit 0,2% de plus qu’au 1er trimestre, a indiqué lundi le BAK. Il n’en reste pas moins que l’indicateur affiche toujours un fort repli en variation annuelle, celui-ci s’inscrivant à 1,8%.

Mais le rythme de la baisse s’est ralenti d’un trimestre sur l’autre, l’indice de la productivité horaire affichant encore un plongeon record de 3,1% entre janvier et mars 2009. Sur le trimestre sous revue, les entreprises ont adapté leur volume de production à une demande en berne.

Au regard du trimestre précédent, le volume de travail s’est ainsi réduit de 0,4%, après avoir fléchi de 0,2% de janvier à mars. Le produit intérieur brut (PIB) s’est affaibli de 0,3%, après un tassement de 0,9% au cours des trois premiers mois de l’année.

Moins d’heures travaillées

Le nombre d’heures travaillées a pour sa part régressé plus fortement que la production, avec pour résultat de légers gains de productivité, expliquent les experts bâlois. Cette évolution confirme les effets de la récession sur le marché du travail. Le BAK estime que le rythme des suppressions d’emplois va encore s’accélerer ces prochains moins.

En dépit des premiers signes d’une embellie conjoncturelle, les entreprises n’ont de loin pas retrouvé un niveau normal d’utilisation de leur capacité de production. Les prochains trimestres laissent ainsi entrevoir des gains de productivité à la faveur de nouvelles réductions de capacités inutilisées.

Selon l’indice BAK/ATS, la productivité horaire du travail en Suisse a augmenté en données corrigées des variations saisonnières de 17% entre le premier trimestre 1994 et le 2e trimestre 2009. L’accroissement correspond à une hausse trimestrielle moyenne de 0,3% ou de 1,2% par an.

Les années 2000 (+2,9%), 2005 (+2,2%) et 2006 (+2,1%) ont présenté des gains de productivité supérieurs à la moyenne. Des valeurs négatives ont été enregistrées en 1999 (-0,8%), 2003 (-0,6%) et 2008 (-1%).