Le rallye boursier entamé en mars 2003 a permis aux marchés des actions de se hisser à des niveaux inconnus depuis plusieurs années. Cette embellie boursière s'est accompagnée d'une forte chute des volatilités. L'évolution de l'indice de volatilité VIX, calculé à partir des prix d'options sur l'indice S & P 500, illustre ce phénomène. Entre le 11 mars 2003 et le 8 mars 2005, le VIX est passé de 33,61 à 12,40, soit un plongeon de plus de 60%. Selon certains analystes, les niveaux actuels des volatilités refléteraient simplement des perspectives économiques améliorées. Pour d'autres, le calme actuel annoncerait une tempête imminente.

Une troisième explication attribue la baisse des volatilités aux stratégies de vente d'options mises en œuvre par les investisseurs institutionnels et les hedge funds.

Les volatilités vont-elles encore baisser? Combien de temps durera la période de volatilités basses? Difficile de répondre avec certitude à ces deux questions. Une chose est sûre, c'est que les volatilités ne pourront pas descendre au-dessous de zéro. En allant chercher conseil dans le passé de l'indice VIX, on constate que sa dernière période de volatilités basses s'est déroulée entre mai 1992 et février 1996, avec un plus bas à 9,3.

Si vous anticipez une stagnation des volatilités, alors les produits de corrélation peuvent vous intéresser. Il s'agit de produits multi-support dont la performance dépend de l'évolution conjointe des sous-jacents.

Si vous prévoyez plutôt un rebond des volatilités, les produits de type «variance swap» constituent une solution intéressante. Premier avantage de ces nouveaux produits: ils fournissent une exposition directe à la volatilité, tout en minimisant l'influence des cours.

Second avantage: ils amènent de la diversification dans les portefeuilles, à cause de la corrélation négative entre les cours et les volatilités.

Nous tablons sur une forte demande pour les produits structurés de corrélation ou de volatilité durant l'année 2005.