Le développement des méthodes de gestion passive répond aux logiques d'amélioration du profil rendement/risque et de gestion systématique des portefeuilles. Les nouvelles formes de gestion passive profitent pleinement de la sophistication des techniques dérivées.

Les marchés volatils des cinq dernières années soulignent la faiblesse de la gestion indicielle dans la sécurisation systématique des plus-values. De cette constatation découle le terme de gestion passive systématique.

Quel investisseur ou caisse de pension, obligée par la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) à assurer un rendement supérieur au taux technique, ne répondrait favorablement à une proposition lui garantissant un coupon annuel garanti de 8% et une exposition illimitée et optimisée aux marchés actions? Cette question résume bien la demande des gestionnaires d'actifs sur la sécurisation de profits annuels. L'ingénierie financière dispose des moyens techniques pour transformer cette idée en un produit financier. Prenons l'exemple d'un panier de 24 actions internationales géré de façon systématique. Une gestion passive peut proposer de générer un rendement annuel garanti de 8% en euros tout en profitant de la hausse des marchés actions sur six ans et le cas échéant d'activer une garantie totale en capital à partir de la troisième année (Optimiz Clic).

Par ailleurs, l'enveloppe logeant le processus de gestion passive systématique peut aisément être un fonds audité par un organisme externe ou encore une obligation dans le cadre de la loi de prévoyance professionnelle. Cet investissement restera toutefois liquide et sera valorisé quotidiennement.

L'objectif principal de cette gestion passive de seconde génération est de palier les structures de gestion peu transparentes de type discrétionnaire. De plus, cette approche garantit la stabilité de la politique d'investissement. Aucun biais n'impacte la stratégie initiale (pas de coûts cachés et de décisions arbitraires).