La réponse est à chercher dans la catégorie des produits à capital garanti. Mais quel est le truc? Dans sa forme la plus classique, le produit combine un placement monétaire et une stratégie d'option effectuée sur un sous-jacent (généralement un indice). Le capital initial est placé sous forme de dépôt à terme auprès de la banque émettrice. C'est ce dépôt qui garantit, à l'échéance, le montant du capital investi. La composante taux d'intérêt est donc essentielle. La différence entre la valeur finale du capital et sa valeur escomptée est ensuite réservée à la stratégie optionnelle. C'est cette partie qui va permettre d'alimenter la performance promise.

Partons d'un exemple tiré de l'actualité des marchés financiers avec le BCV Protec. Les coordonnées du produit se résument à une durée de vie de 5 ans, le remboursement intégral du capital investi à l'émission au moment de l'échéance et un rendement maximum de 17,5% pour une performance de 50% du SMI durant la période. La performance du produit (17,5%) vaut donc un peu plus du tiers de celle du SMI (50%), ce qui illustre bien l'influence des taux d'intérêt sur la performance globale du produit. Dans un monde où les taux sont très bas, la promesse de rendement est beaucoup plus modeste mais reste une alternative crédible à un compte d'épargne.

Sur le plan fiscal, le produit est jugé «transparent» par l'AFC si, au moment de l'émission et pendant toute la durée de vie du produit, l'émetteur fait une distinction claire entre la composante monétaire, sujette à l'impôt sur le revenu, et la composante optionnelle sur laquelle le bénéfice sera franc d'impôt.