Economie

Produits structurés. Certificats alpha: la quête de la surperformance

En apparence, il est vrai, le concept est aussi vieux que la gestion

En apparence, il est vrai, le concept est aussi vieux que la gestion financière elle-même: l'alpha, c'est la valeur ajoutée du gestionnaire, sa capacité à dégager de la surperformance par rapport aux marchés. Cependant, sur le long terme l'alpha ne peut être obtenu que par des gestionnaires de fonds actifs particulièrement performants. Ceux-ci sont peu nombreux et difficiles à repérer et il est pratiquement impossible pour un investisseur privé de placer une partie de son capital dans leur fonds.

La condition essentielle pour réaliser un alpha est, et reste, la définition d'une stratégie d'investissement claire et structurée et son application stricte. L'expérience montre qu'un processus d'investissement purement quantitatif peut également générer de l'alpha. Un processus d'investissement strictement mécanique ayant généré un alpha constant et positif par le passé a toutes les chances de poursuivre sur la même voie car il exclut toute émotion de marché. Ces modèles mathématiques qui réalisent une plus-value constante sont, à l'instar des gestionnaires de fonds, très rares. Ils méritent par conséquent qu'on s'intéresse à leur fonctionnement, à l'image d'une récente innovation au sein des produits structurés, un générateur d'alpha (ou Alpha Generator), un certificat qui permet de détacher et d'isoler l'alpha afin de le rendre négociable en bourse.

Le fonctionnement de ce certificat est somme toute assez simple lorsqu'on analyse les différents éléments qui le composent. D'un côté on vend ou, autrement dit, on est «short» d'un panier composé de trois indices. Simultanément on achète, c'est-à-dire que l'on est «long» d'un panier de trois certificats couvrant les mêmes marchés d'actions mais dont le processus d'investissement s'appuie sur un modèle quantitatif. Ce modèle repose sur une approche sectorielle et une sélection des titres clairement définie et adaptée trimestriellement en fonction de différents indicateurs macroéconomiques. Depuis leur lancement, les trois certificats affichent une performance remarquable.

La combinaison d'une position short et long dans les trois marchés d'actions permet de poursuivre une stratégie «market neutral». La neutralisation des risques de marché ou du bêta isole l'alpha du sous-jacent. L'investisseur obtient directement deux fois la différence de rendement entre les certificats dynamiques et leur indice de référence. Cela signifie qu'il peut obtenir un rendement intéressant indépendamment de l'évolution positive ou négative des marchés actions.

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