Economie

Produits structurés. L'art d'investir dans les matières premières

Depuis quelques années, les matières premières intéressent de plus en

Depuis quelques années, les matières premières intéressent de plus en plus les investisseurs. Ce phénomène n'a rien d'étonnant, car l'évolution des prix des matières premières a souvent des répercussions sensibles sur notre quotidien.

Les automobilistes ont été dépités, ces derniers temps, par l'augmentation des prix de l'essence. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, et si les consommateurs se plaignent des coûts élevés des carburants, les investisseurs du monde entier se frottent les mains en voyant les rendements attrayants, consécutifs à l'augmentation du cours du pétrole brut. Les matières premières ne représentent pas seulement une source de gain, elles sont aussi un complément idéal aux placements traditionnels pour diversifier un portefeuille (une allocation de 5% en matières premières diminue déjà le risque de l'ensemble du portefeuille, selon une étude de Credit Suisse).

Ces solutions d'investissement simplifient la tâche de ceux qui souhaitent effectuer des placements dans les matières premières avec souplesse et à moindre coût. A l'origine, on ne trouvait pratiquement que des certificats de participation. Aujourd'hui, la créativité en matière de structures ne connaît plus de limites et la palette des sous-jacents est plus large que jamais.

Alors que, jusqu'à récemment, les sous-jacents étaient essentiellement constitués par des métaux, des huiles diverses ou des indices de matières premières, on trouve aussi désormais ce que l'on appelle les «soft commodities», graines de soja, le coton, le sucre, le café et le cacao, ou encore des métaux industriels tels que le cuivre et l'aluminium.

Les dérivés structurés constituent des solutions sur mesure tenant compte du profil de placement. De façon générale, on distingue deux types de protection du capital: la protection intégrale et la protection conditionnelle. Dans le premier cas, l'investisseur reçoit à l'échéance le montant qu'il avait investi, comme s'il s'agissait d'une obligation, alors que la protection conditionnelle, quant à elle, permet de garantir le capital pour autant qu'un certain événement n'ait pas lieu. Dans les deux cas, l'investisseur participe à l'évolution d'un sous-jacent. La structure CertificatPLUS, par exemple, a rencontré un véritable succès en ce qui concerne les matières premières. Cette structure permet au détenteur du certificat de participer intégralement à l'évolution positive du sous-jacent en bénéficiant d'une protection du capital, à la condition que le sous-jacent ne tombe pas au-dessous d'une certaine barrière. Si celle-ci est franchie, la protection du capital disparaît. L'investisseur participe toujours à l'évolution du sous-jacent, mais il peut essuyer une perte si cette évolution est négative à l'échéance du certificat. Dans certains cas, l'investisseur peut préférer recevoir régulièrement un coupon, sans participer aux variations de cours. Cette alternative est très appréciée dans des marchés latéraux. Ainsi, une banque a récemment émis un produit sur divers métaux non précieux, qui paie dans tous les cas un coupon de 14% par an (barrière à 50%). De nouvelles variantes sont créées en permanence et permettent de jouer à volonté sur le potentiel de gain.

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