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Les caisses de pension hésitent à utiliser les produits structurés.
© Bryan R. Smith / AFP

Produits structurés

Les produits structurés dans la prévoyance

Les produits structurés bénéficient d’une forte demande (inter) nationale, et continueront à être intéressants pour les investisseurs recherchant une alternative en période de taux bas. Il faut s’interroger davantage sur leur utilisation pour les caisses de pension, mais une communication transparente et didactique sera nécessaire

Les marchés financiers ont connu une évolution fulgurante, et ces développements positifs ont également soutenu davantage encore la demande de produits structurés. Les investisseurs (inter) nationaux remarquent toujours plus les avantages de ces produits. Selon le rapport sur la valeur ajoutée de l’ASPS, le chiffre d’affaires a augmenté de plus de 20% au total et s’établit à 275 milliards de francs pour 2017.

Il ne fait aucun doute que ces produits sont à nouveau bien acceptés. La demande se maintiendra en alternative aux produits à taux d’intérêt bas. En particulier les caisses de pension sont confrontées à d’importants défis lorsqu’il s’agit de produire du rendement. Cette sorte d’état d’urgence sur le front des rendements conduit donc à une augmentation de la pression et des exigences vis-à-vis des gérants de fortune. Or, l’utilisation déterminée d’instruments de placements modernes tels que les produits structurés permet de compléter un portefeuille de manière idéale et de générer du rendement.

Des capitaux alloués pour un portefeuille efficace

Car avec une promesse de paiement, les structurés peuvent offrir bien plus qu’une promesse de résultat, et ainsi aider une caisse de pension à atteindre avec une forte probabilité un objectif de rendement bien précis. Si l’on regarde de près l’allocation des actifs typique des caisses de pension, on observe que la fortune est répartie entre les actions, les obligations, les placements alternatifs et les fonds immobiliers. Pourtant, les solutions de placements structurés sont aujourd’hui utilisées presque exclusivement, si tant est qu’elles le soient, dans le domaine des placements alternatifs. Il s’agit le plus souvent d’obtenir un accès à une certaine valeur de base telle qu’une matière première. Une étape supplémentaire peut toutefois être franchie, car les structurés, de par leurs caractéristiques, peuvent tout à fait contribuer à améliorer l’efficacité du portefeuille par des stratégies alternatives ciblées, y compris dans les catégories liquides telles que les actions et les obligations. Cela peut intervenir soit par l’utilisation ciblée des primes de risque, soit par le recours à des solutions comportant des profils de versement, grâce auxquels certaines attentes du marché et exigences de placements peuvent être combinées de manière profitable.

Actuellement, les caisses de pension marquent encore beaucoup de réticences à utiliser des produits structurés. Les directives de placement de la prévoyance professionnelle (OPP2) autorisent leur usage, mais le potentiel correspondant est loin d’être exploité. Si l’on souhaite changer cela, il faut que les responsables réfléchissent davantage aux possibilités d’utilisation des produits, et renoncent à leurs préjugés. Souvent, des explications et une formation simples s’avèrent suffisantes.

La défiance envers les produits structurés n’est pas justifiée

De plus, les autorités devraient reconnaître que, au cours des dernières années, il a été beaucoup investi en matière de transparence et de clarté pour les produits structurés. Il y a bien longtemps que l’étiquette «placement manquant de transparence des coûts» n’a plus lieu d’être à propos des structurés dans le rapport de gestion d’une caisse de pension. Ces caisses peuvent prétendre à ce que les capitaux confiés soient placés de manière prudente et professionnelle. Si les responsables des placements assument leur responsabilité, la troisième source de financement, à savoir le rendement, aura à nouveau une meilleure chance de protéger les caisses de pension contre les réductions de prestations et les augmentations de cotisations.

Dans ce contexte, l’initiative de l’ASPS pour les caisses de pension enregistre d’importants progrès. L’association échange actuellement de manière constructive avec la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) afin de trouver, d’ici mi-2015, une solution en matière de transparence des coûts.

Car l’ensemble de la branche souhaiterait contribuer au renforcement du système de prévoyance, afin de trouver, en étroite collaboration avec les responsables des caisses de pension, des solutions de placements structurés bénéficiant à tous les assurés. Car il y a bien longtemps que l’étiquette «placement manquant de transparence des coûts» n’a plus lieu d’être à propos des produits structurés dans le rapport de gestion d’une caisse de pension. Dans le contexte exigeant actuel, les caisses de pension ont plus que jamais droit à un placement professionnel et efficace des fonds qui leur sont confiés, précisément aussi grâce aux produits structurés.

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