Economie

Produits structurés. Des rendements supérieurs avec les «blue chips» suisses?

Les investisseurs attachés à la sécurité et à la recherche du rendement

Les investisseurs attachés à la sécurité et à la recherche du rendement connaissent actuellement une période délicate. Dans le domaine des obligations, on ne trouve guère de solutions d'investissement attrayantes, les taux d'intérêt étant actuellement situés à un niveau historiquement bas. Si l'on prend uniquement en considération le critère de la performance, il semble beaucoup plus intéressant d'investir dans les actions, même si l'indice des actions suisses SMI a nettement progressé ces trois dernières années. Ceci malgré un recul relativement marqué au cours des deux dernières semaines. De nombreuses formes de certificats basées sur des actions offrent la possibilité d'aller nettement au-delà des rendements que l'on trouve sur le marché des obligations, sans devoir prendre le risque inhérent à l'achat direct d'actions.

Ainsi, grâce aux certificats «Protect Return», les investisseurs ont la possibilité d'obtenir avec une forte probabilité un rendement prédéfini élevé. Avec 10% ou plus, ce rendement dépasse de très loin les 2% disponibles sur le marché des obligations suisses à un an, ou les 3,5% que l'on peut obtenir sur les obligations en euros.

Investissement à double sécurité

Ce rendement prédéfini est garanti tant que l'action sous-jacente du certificat évolue de manière stable et par conséquent ne descend jamais en dessous d'une limite de protection définie tout au long de la période de validité. Suivant l'action, la baisse du cours peut atteindre jusqu'à 30%, voire plus, sans que le succès du placement ne se trouve menacé. Le rendement potentiel est limité vers le haut par un «cap», c'est-à-dire que les investisseurs ne participent pas directement à l'augmentation éventuelle du cours de la valeur sous-jacente. Les certificats «Protect Return» représentent par conséquent un investissement à double sécurité. Ce n'est que lorsque la limite inférieure de protection - la barrière - est franchie et que l'action ne remonte plus par la suite au-dessus du niveau du cap, que les investisseurs n'obtiennent pas le rendement maximal.

Techniquement, les certificats «Protect Return» correspondent aux certificats «Protect Discount», qui protègent également les investisseurs au moyen d'une limite inférieure. Les premiers constituent néanmoins un perfectionnement, car ils ne sont pas vendus à un prix inférieur à celui du sous-jacent, mais au prix effectif auquel l'action est cotée au moment de l'émission, et présentent donc un profil de rendement plus attractif. Ce nouveau développement prend surtout en considération les besoins des investisseurs qui préfèrent des rendements stables à un investissement sur le marché des actions.

Plus avantageux dans trois scénarios sur quatre

Dans les trois quarts des scénarios envisageables, les acheteurs d'un certificat «Protect Return» sont mieux placés qu'avec un investissement direct dans la valeur sous-jacente, comme l'illustre l'exemple fictif suivant: l'action sur laquelle se base le certificat est cotée, lors de son émission, à 300 francs. Si la barrière est fixée à 30%, elle se situera donc à 210 francs. Avec un rendement maximal de 10%, le cap sera donc de 330 francs. En supposant qu'au cours de la période de validité, l'action évolue latéralement ou franchisse le cap, l'investisseur obtiendra, à l'échéance, le rendement maximal de 10%. Si, au contraire, l'action connaît, durant sa période de validité, une évolution latérale, voire même si elle venait à baisser, mais sans jamais atteindre la limite de protection de 210 francs, l'investisseur obtiendrait également le rendement maximal.

Il en bénéficiera d'ailleurs également dans l'éventualité où l'action atteindrait, au cours de la période de validité, la barrière, voire même descendrait en dessous, mais remonterait par la suite au-delà du cap de 330 francs. Dans cette situation, c'est uniquement dans le cas où l'action n'atteindrait pas ensuite son niveau initial, que l'investisseur subirait une perte. La baisse du cours de l'action serait alors pleinement répercutée sur le certificat. A l'échéance, les investisseurs recevraient donc les actions sous-jacentes, et pourraient donc décider eux-mêmes s'ils préfèrent réaliser une perte en vendant tout de suite, ou miser sur un rétablissement ultérieur du cours de l'action.

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