Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Un structuré est la combinaison entre une obligation et une option.
© Lucas Jackson / Reuters

Produits structurés

Comment les produits structurés sont-ils construits?

Cet article présente les différents modules et les facteurs d’influence des Barrier Reverse Convertibles, les BRC, qui constituent la catégorie la plus demandée sur le marché des produits structurés en Suisse

Les produits structurés peuvent se révéler complexes pour les nouveaux investisseurs. Ils continuent pourtant à offrir un potentiel de rendement attractif, en particulier dans le contexte actuel, caractérisé par des taux bas. Les produits structurés sont constitués de plusieurs modules.

Lire aussi:  Les produits structurés dans la prévoyance

En général, ils combinent une composante obligataire et au moins une composante d’option. Cette titrisation permet aux petits investisseurs d’opter pour diverses stratégies de placement dès un minimum de 1000 francs.

Cet article présente les différents modules et les facteurs d’influence des Barrier Reverse Convertibles (BRC), qui constituent la catégorie la plus demandée sur le marché des produits structurés en Suisse.

Une option et une obligation

Les BRC consistent d’une part d’une option de vente «Down and In», et d’autre part d’un placement obligataire (Zero Bond). La prime de l’option de vente et l’intérêt du placement obligataire sont utilisés pour payer le coupon fixe du produit. Dans ce cadre, l’émetteur assure l’ensemble des flux de paiement au moyen d’une opération de swap sur la base du placement obligataire, si bien que les coupons peuvent être versés périodiquement. Le rendement maximal est limité à la valeur du coupon.

Lire également: Des instruments financiers pour dormir sur ses deux oreilles

L’option de vente ne devient active que si le sous-jacent tombe à un niveau inférieur ou égal à la barrière (Down and In). Contrairement à ce qui se passe dans le cas d’un Reverse Convertible habituel, l’ajout d’une barrière apporte une protection supplémentaire (également appelée protection conditionnelle du capital). Si la barrière n’est pas atteinte pendant la durée du placement, l’investisseur n’est exposé à aucune obligation, il reçoit 100% de la valeur nominale à la date d’expiration et le coupon est payé à son échéance. Si on touche à la barrière ou que l’on passe en dessous et si le cours du sous-jacent est inférieur à son niveau initial à la date du fixing final, la protection conditionnelle du capital disparaît et l’investisseur assume intégralement le risque de prix sur actions du sous-jacent.

Les principaux facteurs d’influence d’un BRC comprennent, outre la hauteur des barrières, la volatilité implicite du sous-jacent, le montant des dividendes futurs estimés, la durée de vie du produit, le taux d’intérêt sans risque et le risque de défaillance de l’émetteur. Les différentes relations de cause à effet jouant au moment de la construction d’un BRC sont visibles sur le tableau ci dessous.

Des sous-jacents ayant une faible corrélation

Si plusieurs sous-jacents sont utilisés pour la construction d’un BRC, le produit devient encore plus complexe. Tous les sous-jacents sont pris en compte pour l’observation de la barrière. Cela met en jeu ce que l’on appelle la corrélation, c’est-à-dire le niveau de dépendance de l’évolution du cours d’un sous-jacent par rapport à celle des autres.

Afin de maximiser la prime de l’option de vente et le coupon, il faut choisir autant que possible des sous-jacents ayant une faible corrélation les uns vis-à-vis des autres. Il s’agit la plupart du temps de sous-jacents de différents secteurs ou pays. Comme cela peut également augmenter la probabilité que la barrière soit atteinte, de nombreux investisseurs privilégient des BRC basés sur des sous-jacents provenant de branches similaires afin de réduire le risque de fluctuations des cours. La corrélation n’est évidemment pas le seul facteur important: la volatilité ou les prévisions de dividendes d’un sous-jacent doivent aussi être prises en compte.

Pour les investisseurs, il est essentiel d’acheter seulement des produits dont ils comprennent le fonctionnement et dont ils pourraient détenir les sous-jacents en tant que placement direct dans leur dépôt. La diversification est elle aussi indispensable, c’est-à-dire qu’il ne faut pas détenir en portefeuille trop de BRC basés sur les mêmes sous-jacents. Sinon, une livraison multiple d’un même sous-jacent peut se produire en période de fortes baisses de cours. Les structures «Callable» ou «Autocallable» peuvent constituer une variante intéressante pour les personnes souhaitant augmenter le rendement à court terme.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)