Le sud-coréen Samsung Electronics, premier fabricant au monde de smartphones et de puces mémoire, a annoncé jeudi une hausse de 26,4% sur un an de son bénéfice net au quatrième trimestre, grâce au boom du télétravail pour cause de pandémie, qui a dopé la demande de produits électroniques.

D'octobre à décembre, le bénéfice net du géant sud-coréen a atteint 6610 milliards de wons (4,9 milliards d'euros), a annoncé le groupe. Sur l'ensemble de 2020, le bénéfice net a bondi de 21,5% à 26 410 milliards de wons pour un chiffre d'affaires en hausse de 2,8%.

Lire aussi: Samsung Electronics optimiste sur son bénéfice trimestriel

«Même si les difficultés causées par le Covid-19 persistent, les efforts de l'entreprise pour assurer un approvisionnement stable en produits et services à l'échelle mondiale ont contribué aux résultats du quatrième trimestre de Samsung», a déclaré le groupe dans son communiqué.

Des chiffres records pour les fabricants mondiaux de puces mémoire 

Le coronavirus a fait des ravages dans l'économie mondiale en raison des restrictions et des limitations des déplacements imposées pour tenter de juguler la pandémie. Cependant, le Covid-19 -qui a fait plus de deux millions de morts dans le monde- a eu un impact positif pour de nombreuses entreprises technologiques, dont Samsung.

Les fabricants mondiaux de puces mémoire devraient enregistrer cette année des chiffres d'affaires records, en raison de la persistance du télétravail liée à la pandémie, selon le cabinet spécialisé Trendforce basé à Taipei.

Lire encore: Samsung se repositionne à la pointe des smartphones

«Les ventes de Samsung ont augmenté sur un an en raison de la propagation de ce que l'on appelle la «nouvelle normalité», qui a entraîné une hausse de la demande pour les produits électroniques», a souligné Jene Park, analyste pour Counterpoint Research, un observateur du marché. Le groupe a cependant souligné que ses bénéfices ont diminué par rapport au trimestre précédent en raison de la baisse du prix des puces mémoire, de faibles ventes de produits, de la hausse des coûts de marketing et de l'appréciation du won coréen.