Les personnes qui travaillent dans le domaine des services notamment, où les salaires sont déjà très bas, ne voient pratiquement aucune progression par rapport au moment de l’embauche. Le commerce de détail de l’alimentation en est le meilleur exemple: les salaires que touchent les vendeuses en fin de carrière ne sont que faiblement supérieurs à ceux de leurs collègues qui entrent dans la profession. En 2018, le salaire médian d’une vendeuse de 20 ans travaillant à plein temps était de 4319 francs. Celui d’une vendeuse de 60 ans s’élevait à 4666 francs. Cela ne représente que 8 francs de plus par année de vie et de travail.