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Une vue d'artiste du projet Uber Air.
© HANDOUT

Technologie

«Notre projet Uber Air est crédible», affirme Alexandre Droulers

Alexandre Droulers, responsable de ses projets en nouvelle mobilité pour l’Europe de l’Ouest, défend les ambitions de la société dans les voitures autonomes et les avions

Des voitures autonomes, des avions électriques, des vélos en libre-service… Uber ne cesse de se diversifier. La multinationale est en progrès au niveau financier: sa perte trimestrielle est passée en un an de 822 à 577 millions de dollars, pour un chiffre d’affaires en hausse de 67%, à 2,5 milliards, selon des chiffres publiés dans la nuit de mercredi à jeudi. La société basée à San Francisco avance aussi sur de nouveaux marchés. Interview d’Alexandre Droulers, responsable de ses projets en nouvelle mobilité pour l’Europe de l’Ouest et orateur, jeudi, lors du Forum des 100 organisé par Le Temps.

Retrouvez notre suivi du Forum des 100: des pistes pour la mobilité de demain

Le Temps: Mercredi, Uber a annoncé la fin de ses tests de voitures autonomes en Arizona, après l’accident mortel survenu en mars. L’avenir passe-t-il vraiment par ce type de véhicule?

Alexandre Droulers: Oui, nous croyons à ce projet. Les voitures autonomes sont sensiblement plus sûres que les voitures conduites par des humains. Mais avant de parvenir à une phase commerciale, nous devons multiplier les tests, parvenir à un très haut niveau de sécurité et continuer à collaborer avec les autorités de régulation. Uber veut être un leader sur le marché de la conduite autonome et nous y parviendrons. Avec l’objectif ultime de vous faire abandonner votre voiture privée, dont vous n’aurez plus besoin.

Pensez-vous que les passagers accepteront facilement de monter dans un véhicule sans chauffeur?

Prenez Uber Pool, notre service de transport en commun dans un véhicule privé. Nous l’avons lancé à Paris il y a trois ans et, petit à petit, les passagers ont réalisé les avantages de ce service. Désormais, un trajet Uber sur trois effectué à Paris se fait via le service Uber Pool. La proportion est même de 50% à San Francisco. Lorsque nous montrons les avantages de nouveaux services aux clients, ils les adoptent.

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Quand pensez-vous lancer, aux Etats-Unis et en Europe, vos services de taxis autonomes?

Nous ne donnons pas de date. Nous avançons avec humilité en faisant passer la sécurité avant tout. Nous pensons que nous n’allons pas remplacer les voitures avec chauffeur du jour au lendemain. Les deux services coexisteront durant des années, selon nos prévisions.

Nous croyons vraiment au mélange des moyens de transport, publics et privés, qui seraient tous accessibles via votre application

Alexandre Droulers

Vous voulez tester des taxis volants dès 2020, pour des vols de test en 2023 à Los Angeles. Mais quelle crédibilité avez-vous dans ce domaine?

D’abord, nous ne sommes pas seuls. Nous travaillons avec plusieurs partenaires stratégiques, tels que la NASA. Uber est un prestataire de services, nous ne fabriquons pas de véhicules mais faisons progresser des technologies avec la collaboration d’acteurs de pointe. Et transporter des gens, nous savons le faire: il y a un an, nous transportions notre cinq milliardième passager et ce chiffre a augmenté depuis. Notre projet Uber Air est vraiment crédible.

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Pourriez-vous travailler avec des entreprises publiques de transport?

Oui, nous allons intégrer, dans quelques semaines, un service de train de banlieue à New York pour nos usagers américains. Ils pourront ainsi acheter un billet de train à l’aide de leur application Uber. Nous menons aussi des tests en Suède et voulons multiplier ces partenariats Nous croyons vraiment au mélange des moyens de transport, publics et privés, qui seraient tous accessibles via votre application. Nous voulons travailler avec des sociétés de transport publiques.

A San Francisco, vous venez de lancer un service de location de vélos. Croyez-vous vraiment à ce marché?

Oui, car cela doit faire partie de la palette de services que nous voulons offrir. Si les clients utilisent un moyen de transport, nous voulons être présents sur ce marché. C’est aussi simple que cela. 

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