Investissements durables

Comment protéger le portefeuille du dessèchement climatique

Le marché est actuellement dominé par les investisseurs institutionnels, à commencer par les assurances et les institutions de prévoyance, avec une part de plus de 75% et des actifs sous gestion de 4’225 milliards de francs

Les placements financiers durables ont le vent en poupe. Le marché est actuellement dominé par les investisseurs institutionnels, à commencer par les assurances et les institutions de prévoyance, avec une part de plus de 75% et des actifs sous gestion de 4’225 milliards de francs.

La protection climatique constitue un puissant moteur. L’accord de la 21e Conférence sur le climat de Paris prévoit une augmentation maximale globale de la température de moins de deux degrés. Pour cela, il faut éviter la consommation d’énergies fossiles, qui représentent aujourd’hui deux tiers de l’approvisionnement énergétique. 80% des réserves fossiles mondiales de pétrole, de gaz et de charbon perdraient ainsi leur valeur puisqu’elles ne seraient plus utilisées.

Adapter les modèles d’affaires

Toutes les entreprises dépendant directement ou indirectement des carburants fossiles sont concernées par cette menace. Les modèles d’affaires, produits et processus de production doivent être adaptés et améliorés, afin de ne pas être pénalisés par les investisseurs boursiers, institutionnels ou privés, qui veulent prendre leurs distances avec les placements dans les énergies fossiles. Selon certains rapports, de nombreuses institutions de poids mondiales prévoient déjà de renoncer, dans les années à venir, à des placements dans les énergies fossiles d’un montant de 3’400 milliards de dollars.

Cette évolution présente un danger croissant pour tous les investisseurs qui tiennent à ces placements. Ceux qui sous-estiment les risques climatiques pour leur portefeuille et continuent de conserver des «stranded assets», risquent de tomber dans le piège des prix sur la durée. En Suisse, une étude de l’Office fédéral de l’environnement a récemment révélé que des pertes de 2 à 4% risquent d’affecter les rentes à long terme si les institutions de prévoyance n’adaptent pas leurs stratégies de placement.

C’est au final la façon dont nous assumons notre responsabilité dans les différents rôles que nous occupons qui déterminera si la neutralité climatique deviendra une réalité ou si nous devons effectivement nous inquiéter de la tant redoutée bulle du carbone.

La politique doit aussi s’adapter

Sur le plan politique, les gouvernements doivent parvenir à transformer les objectifs à long terme de l’accord de Paris en des objectifs à court et moyen terme raisonnables et réalistes et à les mettre en œuvre.

Sur le plan économique, il convient de trouver des moyens permettant aux entrepreneurs d’augmenter globalement l’efficience énergétique et l’utilisation d’énergies renouvelables. Les critères selon lesquels les investisseurs privés et institutionnels peuvent investir leurs fonds doivent en outre être mieux définis.

Sur le plan individuel enfin, nous devons par exemple nous interroger sur les exigences des assurés en matière de stratégie d’investissement vis-à-vis de leurs institutions de prévoyance et dans quelle mesure les citoyens sont prêts à revoir et à adapter leur comportement en matière de consommation ainsi que leurs exigences de mobilité aux niveaux professionnel et privé.

Des alternatives existent

Aujourd’hui déjà, il existe des alternatives. Depuis sa création il y a 10 ans, Forma Futura Invest SA n’investit par exemple pas dans des entreprises d’exploration, de production, de raffinage et/ou de production énergétique de matières premières fossiles. Nous investissons exclusivement les fortunes de nos clients dans des actions et obligations d’entreprises qui promeuvent une qualité de vie durable en réalisant d’excellentes performances dans les domaines suivants:

  • Gestion et promotion de collaborateurs
  • Innovation dans les produits, les prestations et les stratégies
  • Gestion des ressources en voie d’extinction
  • Promotion de l’économie circulaire
  • Engagement sur les marchés sous-approvisionnés
  • Mise en œuvre des droits de l’homme

Placer de l’argent relève d’une grande responsabilité. L’argent fait avancer le monde, mais les idées aussi. Combinons les deux, assumons notre responsabilité en matière de placements et contribuons, par le flux monétaire, à créer un monde respectueux du climat, qui offre une bonne qualité de vie.

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