Industrie

Qualimatest reçoit le prix de l’innovation 2015

La société genevoise qui travaille principalement avec des fabricants horlogers espère enregistrer une croissance de 20% cette année

En croissance, la société genevoise Qualimatest a reçu jeudi un prix honorifique. Fondée en 1989 et spécialisée dans le contrôle qualité automatisé, l’entreprise a obtenu le Prix de l’innovation 2015 de la Chambre de commerce, d’industrie et des services (CCIG), du Département de la sécurité et de l’économie (DSE) et de l’Office de promotion des industries et des technologies (OPI).

Qualimatest propose toute une gamme de produits pour le tri et la mesure optique, à l’exemple d’une machine garantissant «zéro défaut» avec des cadences de plus de 30 000 pièces à l’heure pour le contrôle dimensionnel d’objets de quelques millimètres seulement. Ces systèmes qui s’intègrent pour certaines dans les lignes de production permettent des gains en matière de temps et de fiabilité dans l’identification des défauts.

La PME, basée à Plan-les-Ouates, travaille essentiellement avec les fabricants horlogers mais également avec des clients dans le secteur médical, l’automobile ou le secteur ferroviaire. «Nous développons également des machines de tri, des stations de contrôle et des appareils de mesure», précise Ivan Meissner, directeur général de la PME qui compte 20 employés à Genève. L’entreprise a racheté la société française Saphir il y a une année, forte de 21 collaborateurs. Spécialisée dans les bancs de tests et les systèmes embarqués pour des applications de traitement numérique du signal, Qualimatest a acquis des compétences supplémentaires pour compléter son offre. Elle possède désormais un savoir-faire aussi bien dans l’analyse des sons que des images.

Chiffre d’affaires 
de 6 millions de francs

L’entreprise, qui devrait réaliser un chiffre d’affaires de 6 millions en 2015, prévoit d’atteindre 10 millions de francs d’ici à quatre à cinq ans. «Nous avons enregistré une croissance de 20% cette année par rapport à 2014. Nous cherchons désormais à nous développer essentiellement sur le marché français ainsi que dans les secteurs du médical, de l’aéronautique et de l’automobile», précise Ivan Meissner, qui fait toutefois face à deux problèmes: la cherté du franc et la difficulté à trouver du personnel qualifié.

«Actuellement, 75% de notre chiffre d’affaires est réalisé en Suisse, contre 25% en France. Nous avons pris la décision de baisser nos marges pour poursuivre notre développement.»

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