Internet

Quatre ans après ses débuts, que devient le discret «.swiss»?

L’adresse d’environ 3500 sites web se termine en «.swiss», contre 2,2 millions en «.ch». Mais pour la Confédération, cette différence est tout à fait normale

C’était il y a bientôt quatre ans. En septembre 2015, Doris Leuthard, alors ministre chargée notamment des télécommunications, présentait la nouvelle extension de nom de domaine «.swiss». Le but alors affiché par la conseillère fédérale était de permettre à la place économique de disposer d’une nouvelle vitrine à l’étranger. En été 2019, force est de constater que le «.swiss» se fait extrêmement discret, étant toujours dans l’ombre de l’indétrônable «.ch».

Le «.swiss» n’a pas envahi internet et c’est bien normal, assure René Dönni Kuoni, vice-directeur de l’Office fédéral de la communication (Ofcom). «D’abord, il faut rappeler que cette extension de nom de domaine ne peut pas être achetée par n’importe qui, au contraire du «.ch» pour lequel il n’existe aucune restriction. Seuls des administrations publiques, des cantons, des communes, des villes, des associations ou des entreprises peuvent acheter une adresse en «.swiss». Les particuliers n’y ont pas droit», rappelle-t-il.