La troïka se retrouve d’urgence ce mercredi à Athènes. Objectif de cet ensemble formé de la Commission européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne: évaluer les réformes en place et débloquer éventuellement une nouvelle tranche de crédit. Le gouvernement grec a déjà fait savoir que les caisses publiques sont vides et que salaires et pensions ne pourront être payés le mois prochain.

Face à un défaut de paiement – le mot n’est plus tabou – la zone euro se mobilise. La chancelière allemande Angela Merkel a juré hier qu’il fallait éviter tout «défaut de paiement incontrôlé» dans la zone euro. Car de plus en plus de voix appellent à une restructuration de la dette grecque. Pour elle, la cause est entendue: la Grèce met en péril la zone euro, voire l’ensemble du système financier international.