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Vue de Kickstart Accelerator à Zurich.

Innovation

Quatre sociétés ont été primées par l’incubateur de start-up Kickstart Accelerator

Les jeunes pousses pourront tester leur concept avec le soutien de plusieurs grandes entreprises suisses comme UBS, Credit Suisse, Raiffeisen, Swisscom et PwC

Depuis fin août, trente jeunes pousses, sélectionnées parmi 850 dossiers, ont travaillé d’arrache-pied dans les locaux d’une ancienne usine électrique située à deux pas de la bourse suisse à Zurich. Vendredi, les organisateurs du programme d’accompagnement à la création d’entreprise appelé Kickstart Accelerator ont dévoilé les noms des quatre sociétés qui auront l’occasion de valider leur concept avec le soutien de grandes entreprises à l’exemple des banques Credit Suisse, Raiffeisen et UBS, Swisscom ou le cabinet de conseils PwC.

Lire aussi: Le plus grand accélérateur de start-up en Suisse est opérationnel

Le programme de soutien à la création d’entreprises, organisé avec le soutien de Digital Switzerland et de nombreuses entreprises suisses, y compris Ringier (copropriétaire du Temps), était axé autour de quatre domaines d’innovation: les technologies financières (fintech), les machines connectées et intelligentes, l’alimentation ainsi que les technologies futuristes et émergentes.

Parmi les quatre jeunes pousses qui bénéficieront d’un appui pour valider leur concept («proof of concept»), on trouve Notakey, une start-up qui a développé une application permettant d’authentifier de manière numérique la sécurité des transactions ou contrats avec un haut degré de sécurité. Objectif visé: créer un «écosystème d’identités numérique». Ainsi, un client bancaire déjà enregistré pourra par exemple conclure, sans devoir à nouveau s’identifier, un contrat de téléphonie mobile. UBS, Credit Suisse et Swisscom seront partenaires de la start-up lettone.

Lenditapp, qui a élaboré un concept d’évaluation des risques pour les crédits non sécurisés de PME, collaborera aussi avec l’opérateur de téléphonie helvétique. Durant la phase de validation du concept, le modèle de risque pourra être testé avec un certain nombre d’acteurs sélectionnés du secteur financier en Suisse. Raiffeisen Suisse et Valiant ont aussi conclu un partenariat avec la start-up helvético-américaine.

Raiffeisen Suisse collaborera aussi avec la jeune pousse LastMile dans la validation de son concept. L’objectif est d’évaluer la possibilité d’utiliser un système de dialogue automatisé («chatbot»), disponible en plusieurs langues, y compris les dialectes, dans le cadre de ses services avec la clientèle.

Contacts facilités avec les grandes entreprises

Le cabinet de conseil PwC collaborera, lui, avec la start-up Veezoo qui a élaboré un logiciel qui permet de visualiser des données sur la base d’un système de dialogue recourant à l’intelligence artificielle. L’utilisateur pose par exemple une question en anglais à propos de données qui l’intéresse et le système présente un outil de visualisation sur son écran.

Quelle a été l’utilité du programme Kickstart Accelerator pour la start-up? Till Haug, cofondateur de Veezoo, souligne en particulier l’accès facilité auprès de grandes entreprises. La start-up, qui s’installera ensuite dans les locaux de l’EPFZ, a pu présenter son application à des entités diverses comme la SIX, l’exploitant de la bourse suisse, ou encore l’assureur Axa Winterthur. Leur technologie étant ouverte à de nombreuses applications, ces contacts ont aussi permis d’envisager de nouveaux domaines d’utilisation, ajoute-t-il.

Collaboration de Migros et Coop

Dans le domaine alimentaire, Migros et Coop collaboreront avec les projets élaborés par la start-up Faitron qui a élaboré un système appelé HeatsBox permettant de réchauffer les aliments en chemin ou sur sa place de travail.

En matière de développement durable, le numéro deux de la distribution en Suisse travaillera, lui, avec deux start-up appelées EntoCube et Essento, spécialisées dans la production d’aliments à base d’insectes.

Le programme, qui a accueilli des start-up de 19 pays différents, a aussi été l’occasion de tester l’attrait de la Suisse dans ce domaine. La start-up chinoise Surong 360 a développé une plateforme de prêts entre particuliers destiné à faciliter l’octroi de crédits entre anciens et nouveaux étudiants. Pourquoi avoir choisi Zurich plutôt que Londres ou Berlin? Pour Andy Xue, fondateur de la société, la Suisse a l’avantage de réunir des compétences à la fois dans la finance et la technologie. Il cite aussi le soutien apporté par Kickstart Accelerator. «A Londres, je ne sais pas si nous aurions pu obtenir un pareil support», relate le créateur d’entreprise qui a étudié notamment à Dublin.

A Bâle en 2017

En 2017, un nouvel accélérateur sera mis sur pied en région bâloise dans le domaine des sciences de la vie avec l’appui de l’organisation de promotion BaselArea.swiss.

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