Paradis fiscaux: plus de transparence

Le G20 s’est engagé, dès 2009 à Londres, dans la lutte contre les paradis fiscaux. Avec la publication d’une liste noire incriminant les pays à problèmes, il a déclenché le mouvement pour renforcer la transparence et faciliter l’échange d’informations entre pays. La Suisse était sur cette liste noire. Dès lors, elle a pris une série de mesures pour sauver la réputation de sa place financière. Elle a modifié la loi sur le secret bancaire et a signé des accords fiscaux, notamment avec l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Dans un rapport publié en marge du sommet de Cannes, l’OCDE a passé en revue plus de cent pays, épinglant au passage le Brunei, l’Uruguay et le Vanuatu. Selon le rapport, près de 14 milliards d’euros de recettes fiscales ont été récupérés ces deux dernières années dans vingt pays. Le G20 pourrait prendre de nouvelles sanctions contre les récalcitrants.

FMI: réformes en marche

Le G20, sous la pression des pays émergents, a mis la réforme du Fonds monétaire international (FMI) comme une priorité. Il s’agissait de redistribuer les quotes-parts des pays de sorte qu’ils reflètent leur poids réel dans l’économie mondiale. Il était aussi question de repenser la composition de son conseil de direction dominée par les pays industrialisés. Avec 17% des voix, les Etats-Unis jouissent même d’un droit de veto. Autre point litigieux: une vieille pratique veut que le FMI soit toujours dirigé par un Européen. En échange, un Américain est toujours à la tête de la Banque mondiale.

Quelques pays, notamment la Chine, ont vu leur quote-part augmenter l’an dernier. Christine Lagarde, la nouvelle directrice du FMI, a promis de poursuivre les réformes de l’institution qui est en quête de nouveaux financements.

Bonus sous surveillance

Le G20 a mis les bonus des banquiers sous pression. L’an dernier, le Parlement européen est parvenu à un accord pour les encadrer. Les Etats-Unis ne veulent pas entrer en matière. Le sujet sera de nouveau discuté à Cannes.

Guerre commerciale évitée

La tentation protectionniste est forte en période de crise et le G20 n’a pas cessé de mettre en garde les pays contre des mesures unilatérales. Depuis le dernier sommet à Séoul, 16 membres du G20 ont mis en place au moins une barrière au commerce. La palme d’or revient à l’Argentine qui a initié 21 mesures. Les dirigeants mondiaux estiment toutefois que le pire a été évité et qu’une guerre commerciale n’a pas eu lieu.