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Question pratique. Changer de vie: quels ingrédients réunir pour faire le grand saut?

Un directeur de banque transformé en vigneron, une enseignante

Un directeur de banque transformé en vigneron, une enseignante métamorphosée en cafetière restauratrice, un conducteur de tram devenu gérant de chambres d'hôtes et un curé converti en responsable des ressources humaines. Leur point commun? Un jour, ils ont décidé de changer complètement de vie.

Autour de nous, les exemples ne manquent pas de tels virages à 180°. Si ceux que nous venons d'évoquer restent exceptionnels par l'ampleur de la reconversion, ils traduisent pourtant un sentiment courant dans le monde du travail. Qui n'a jamais envisagé l'exaltant frisson de l'évasion hors d'un quotidien professionnel parfois trop… quotidien? Mais que nous l'imaginions par goût de l'aventure et de la nouveauté, par insatisfaction ou par sentiment de monotonie, quelles sont les conditions nécessaires pour permettre un tel changement? Quelles questions convient-il de se poser? Dans quel état d'esprit faut-il se trouver?

Lorsqu'on interroge ces aventuriers d'un nouveau type, tous évoquent des circonstances particulières. Des moments singuliers ou des événements imprévus de leur parcours qui ont contribué à les conduire là où ils se trouvent désormais, alors que rien ne les y prédisposait a priori. Ne sous-estimons donc jamais l'importance du hasard. Mais ne nous y trompons pas: pour saisir de telles opportunités, il faut aussi être «prêt». C'est-à-dire capable de se centrer sur ses aspirations, ses motivations, sur ce qui fait sens dans sa vie, plutôt que sur ce qui déplaît, qui agace ou qui ennuie. Autrement dit, il faut savoir ce que l'on veut pour agir, au lieu de subir ce que l'on ne veut plus. Cette capacité à agir constitue le cœur même du changement de vie. Elle est le moteur principal de l'apprentissage de nouveaux savoir-faire, du développement de compétences originales qui pourront amener à l'accomplissement de ses espoirs. Et elle vaut tout autant pour un changement style «air du large» que pour une reconversion plus traditionnelle.

Le volontarisme ne suffit pourtant pas: il faut aussi savoir prendre des risques. Un certain nombre d'éléments objectifs – notamment ceux qui relèvent de la survie économique – peuvent rendre une belle idée réalisable, ou non. Ils sont facilement identifiables. Il est plus difficile, en revanche, de connaître ses propres réactions face à un certain nombre d'inconnues: mon projet est-il viable à long terme? Aurai-je la créativité nécessaire pour le mener à bien? Comment vais-je supporter les incertitudes liées à ma nouvelle condition? Pour répondre sereinement à ces questions essentielles, il faut pouvoir se projeter dans le futur, s'imaginer dans des situations nouvelles et accepter de perdre peu à peu la maîtrise du présent. Dans cet exercice délicat, un réseau relationnel stable d'amis et de proches, susceptibles d'adhérer au projet et de soutenir son auteur, constitue assurément un atout important. Ensuite viendront – ou ne viendront pas – les occasions de concrétiser totalement ses aspirations. Mais quoi qu'il en soit, être prêt à changer de vie, c'est déjà se mettre dans de bonnes conditions pour bien la gérer.

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