L'avenir est incertain. Pas un jour sans des annonces de licenciements, des mauvaises nouvelles ou des nuages lourds sur une économie vacillante. D'un autre côté, tout n'est pas sombre: en Suisse, le taux de chômage reste l'un des plus bas du monde et les prévisions intérieures sont encore positives. Alors comment évoluer entre une sinistrose générale et un optimisme béat? Le mieux reste d'anticiper et d'être prêt à toute éventualité.

1Rester vigilant et prévoyant: personne n'est à l'abri d'une restructuration ou d'un clash économique avec, à la clé, la perte de son emploi. Une des premières actions anticipatrices sera de faire des simulations financières pour répondre à la question: «Si je devais toucher les allocations chômage, combien de temps pourrais-je garder un train de vie acceptable avec les réserves financières dont je dispose?» Cette question d'apparence simple va engendrer un certain nombre d'actions, afin de pouvoir se donner une marge de manœuvre adéquate. Il faudrait dans l'absolu pouvoir «absorber» une période de chômage de six à douze mois sans impact financier négatif pour son budget. Ainsi, en cas de coup dur, on aura l'esprit clair et serein pour se concentrer sur sa recherche d'emploi et non sur sa survie financière.

2Disposer d'un plan B ou C: une fois les aspects pécuniaires validés, il est tout aussi important d'avoir en tête un ou deux scénarios alternatifs d'évolution professionnelle. Répondre à la question «si je devais changer d'employeur, quelles seraient mes options?» permettra de mesurer son employabilité et sa capacité à rebondir. Dans cette optique, il est important de soigner son réseau de contacts, d'être en lien avec les cabinets de recrutements spécialisés dans son domaine de compétence et de se faire connaître en interne. Dans les périodes agitées, un peu de visibilité bien gérée peut éviter une sortie de route intempestive.

N'hésitez pas non plus à élargir votre champ de réflexion en utilisant la pensée latérale et en sortant des sentiers battus. «Si je devais changer de métier, quelles seraient mes options et comment me former pour me reconvertir?» Il est assez amusant d'imaginer une nouvelle vie professionnelle, de nouveaux projets mais surtout d'analyser les formations complémentaires à suivre. Pourquoi ne pas planifier d'ouvrir un bar à champagne, une école de danse ou un centre de méditation?

3Positiver et se ressourcer: la clé de la gestion de sa carrière se situe très souvent dans la confiance que l'on a en soi, en sa capacité à relever de nouveaux défis et à rebondir. Ce capital d'énergie positive et d'ouverture sur le monde se travaille. Une bonne dose d'optimisme, du temps pour se ressourcer et le recul nécessaire sont les ingrédients permettant d'éviter de sombrer. Il ne faut pas oublier que la gestion de carrière ressemble souvent à une course de fond. Il faut une bonne préparation, des entraînements réguliers, une hygiène de vie équilibrée et des temps de récupération. Cela n'empêche pas la dose de volonté indispensable lors de la course, pour se dépasser, repousser ses limites et terminer dans le temps prévu. Plus on est préparé, moins les événements auront de l'emprise sur vous. Et si vraiment la situation devient trop catastrophique, alors invitez des amis et faites la fête, c'est la période. Ce sera toujours cela de pris.