Le Temps: Votre groupe accuse après six mois (exercice semestriel clos à la fin de septembre) un recul de 11% de son chiffre d'affaires à 72,7 millions de francs ainsi qu'une perte nette de 1,685 million. Ces résultats ne vous inspirent-ils pas une certaine inquiétude?

Patrick De Bruyne: La conjoncture est telle que le potentiel de notre chiffre d'affaires se réduit depuis 18 mois. Ce constat est valable pour tout le secteur industriel. Nous pensons toutefois avoir atteint aujourd'hui la limite inférieure. Nous observons une reprise des commandes à la fois aux Etats-Unis et au Japon. Certes, nous ne parlons pas des niveaux connus en 2000, mais nous avons le sentiment d'avoir passé la période la plus difficile.

– Vous vous attendez à une reprise des activités durant le deuxième semestre. Vous mentionnez pour justifier votre optimisme «les fluctuations usuelles» qui marquent votre activité. Qu'entendez-vous par cette remarque?

– Nous sommes optimistes à propos de nos activités d'instrumentation. Nous observons depuis maintenant dix ans une hausse de nos ventes dans ce secteur au cours du quatrième trimestre de l'année civile, soit d'octobre à décembre. C'était encore le cas l'année dernière.

– Vous dites continuer à adapter vos structures, qu'est-ce que cela signifie?

– Nous avons annoncé 188,5 millions de ventes en 2000 puis 163,7 millions en 2001. Cette année, nous devrions être autour des 160 millions. Nous réfléchissons à la manière de modifier nos structures afin de les adapter à un chiffre d'affaires inférieur, tout en étant prêts à profiter de la reprise.